Bobby a dit :

Le dogme premier est le rejet du dogme

Ramen

Lors de mon dernier coma éthylique à la divine bibine, le Monstre m'est apparu et m'a dit d'aller de part le vaste web dé-sacraliser tout ce qui ne le concernait pas (tout ce qui le concerne étant déjà dé-sacralisé par essence divine même).

Notre courant Sociologiste et Eminemment Scientiste dit "socio-traitre" *, du rejet du dogme au seul domaine religieux ne se limite, mais à tout courant laïc aussi (politique et culturel notamment) : qui, dès lors qu'il repose sur des dogmes, au religieux s'apparente. (voir article "la sociologie adoube le pastafarisme")

De dé-sacraliser le Sacré par l'absurde notre émesvisme se propose donc  (tant laïc que religieux pour nous, mais à chacun son chemin échoit).

Voir à ce sujet notre blog spécial "Dé-sacralisation des valeurs consacrée laïquement" >ICI< si celà vous agrée... car si cela ne vous agrée pas, nous vous conseillons d'éviter absolument de le faire (heureusement qu'on vous l'a dit !). 

A dé-sacraliser toutes les valeurs sociétales en les fustigeant cela consiste. Ne respecter aucune valeur de façon nihiliste cela ne veut dire. Différence entre respect et sacralisation on fera.

Par exemple, la vie humaine en tant que valeur intouchable, sacraliser on pourrait, auquel cas impensable l'euthanasie serait, puisque sacralisée la vie humaine serait. Par contre la vie respecter, la sacraliser ne veut dire, alors on peut juger que, d'oter paradoxalement la vie en circonstances bien particulières, le respect de la vie permet parfois. L'exception de "bon sens" dans tout concept préformaté, la dé-sacralisation permet.

Cette nuance fondamentale gardons à l'esprit.

Les croyances (même laïques) on ne condamnera en tant que telles, de les dé-sacraliser on se contentera, et en soi cela se suffit. (Notons au passage que proscrire les croyances correspondrait à souscrire en la "croyance" qu'elles sont nécessairement sans objet).

A priori toute "croyance", sur des valeurs consacrées, à minima repose : dieu, la vie, la nation, le peuple, la nature, le maillot de l'équipe de foot... etc.

 A priori, en société, potentiellement sacralisable tout serait. Mais non, pas tout.

A toutes tentatives de sacralisation quelques rares valeurs résistent . Et donc vital, de s'appuyer sur elles il sera dans notre entreprise iconoclaste, dans la mesure où combattre la consécration des choses par des valeurs consacrées, mal on se verrait. Râmen.

Voyons donc :

I. la désacralisation

 Charité bien ordonnée... consacrer la dé-sacralisation est impossible par essence divine en soi : Le Monstre a dit ! Ramen. sinon il faudrait commencer par la dé-sacralisation de la dé-sacralisation en elle même.

II. l'humour

Si on sacralise l'humour comme valeur intouchable, il reste donc possible de fustiger l'humour par l'humour puisque qu'intouchable alors. Ce qui reviendrait bien à le désacraliser par lui-même en soi.

De ce fait, nous avons créé le courant de la Sainte Eglise Hara Kiriste, du journal du même nom, où aucune valeur sacrée n'est à l'abri de la satire. Certains puristes objecteront que cet humour est un peu trop cynique pour le Pastafarisme. Eh bien soit, si c'est un dogme : "Au nom du dogme du rejet du dogme, y souscrire tu feras" m'a dit Sa Déité Paradoxale Vélléitaire. Et encore une foi_ fustiger toutes les valeurs, même les plus nobles, n'est point en soi irrespect en elles : Ce n'est qu'entreprise de dé-sacralisation.

Du temps où je travaillais auprès des handicapés, lorsqu'une affaire de pédophilie secouait la profession, je disais "Ah ben, si on peut même plus se farcir son petit "mong" à la récrée, où vas-t-on ?". Bien entendu c'était tellement énorme que cela ne pouvait-être pris au premier degré (sauf mauvaise foi). Néanmoins cela désacralisait deux choses d'un coup, l'innocence de l'enfance (mon oeil, l'enfant est un pervers polymorphe), et le handicap, le malheur en soi plutôt (une collègue disait que des handicapés paresseux ou méchants, ça existait aussi).

Cynisme gratuit ? Pas vraiment... Avant l'affaire Outreau, la parole de l'enfant avait été tellement sacralisée qu'elle ne put alors faire l'objet d'une analyse critique. Dé-sacralisons donc par l'absurde, c'est salutaire.

Idem pour la Shoah, le racisme, une plaisanterie très (plutôt trop d'ailleurs) outrancière peut être salutaire. Soyons clair, les exactions d'Israêl auraient été condamnées et réprimées depuis longtemps si l'état ne concernait un peuple victime d'attrocités passées. La sacralisation du statut de victime mène tout droit à cécité dans leurs agissements de bourreaux : N'oublions pas que les pervers sont souvent d'anciennes victimes de perversités.

Nota Bene : bague énormissime n'est point négationnisme historique ou incitation à la haine raciale : Ainsi j'affirme que les arméniens et autres juifs, tootsis et tsiganes ont été enlevé par des extra terrestres qui leur ont fait croire qu'ils avaient été victimes de génocides, et le procès de Nuremberg était dirigé par des extraterrestres télépathes. Pour le coup c'est irrécupérable par les négationnistes ridiculisés ici.

Et toujours, dé-sacralisation du malheur ne veut pas dire manque de compassion, ou de respect pour la douleur ressentie. Simplement cela ne donne pas droit à excuse pour tout in éternam.

Bon à priori, nous souscrivons à la satire éclairante, fut-elle blessante, pas à l'attaque perverse pour le simple plaisir de faire mal... Ceci dit on excusera volontiers le sourire béat de contentement, voir la franche hilarité, du pourfendeur de dogmes quand il aura réussit à ridiculiser un courant de pensée particulièrement absurde : Si le plaisir n'est pas le but premier, il n'en est surement pas condamnable pour autant, voir c'est un gage de bon état d'esprit : Faites un gag sans en rire et ce n'est plus un gag mais une pure agression.

Ainsi de nombreuses blagues racistes sont de l'ordre du premier degré pour dévaloriser une communauté, mais on peut pousser l'outrance un peu plus loin pour faire passer les blagues racistes pour idiotes au second degré. Bedos père avait ainsi fait un sketche sur le Maroc ainsi, mais l'avait arrêté parce que certains le prenaient au premier degré ("Qu'est-ce que vous leur avait mis aux arabes", alors que cela concernait les racistes). Dommage, il eut suffit à Bedos de pousser l'outrance un cran plus haut pour que toute ambiguïté soit levée. D'où notre adhésion au courant Hara Kiriste.

Nota bene : Le meilleur humour repose sur l'auto dérision. On ne fustige pas tant l'imbécilité de l'autre que notre propre imbécilité qui nous pousserait parfois à lui ressembler : alors l'autre a du mal à faire valoir son statut de victime sacralisé puisque nous nous moquons de nous même en cela, et partageons donc ce statut de victime sacralisée avec lui (il ne peut donc nous en attaquer).

Le Monstre en Spaghetti Volantisme ne fustige pas tant les autres croyances, qu'il ne se moque de nos propres propensions à souscrire aux superstitions absurdes en fait ("qui est contre est tout contre", souvenez vous en quand on vous attaque : l'attaquant se défend avec d'autant plus de vigueur qu'il souscrirait facilement à vos thèses au fin fond de lui-même, mais ne serions nous pas des croyants frustrés car sans dieu autre que le Monstre). Il est d'ailleurs de bon ton, dans ces congrégations, de faire passer les Pastafariens pour des imbéciles heureux, ce que nous revendiquons en toute fraternité avec eux. Et fraternité se lit dans tous ses sens : apparentement et empathie finalement.

 Dans le même ordre, l'art et la culture sont de même difficillement sacralisables, car pouvant se dé-sacraliser par eux mêmes.

III. le Ying et le Yang

est pas mal aussi comme concept : Il y a du bon dans le mauvais et du mauvais dans le bon. De fait, consacrer ce principe dans sa pureté intouchable serait avaliser qu'il n'y a pas de mauvais en lui, ce qui détruirait le concept en lui-même.

Bon, il y a sans doute quelques autres principes paradoxaux qui échappent à toute consécration de leurs valeurs, n'hésitez pas à nous en faire part : Nous sommes preneurs. Même les plus idiots : "La logique c'est simple, il faut penser à une connerie et faire exactement le contraire".


Approche sociologique du sacré Laïc :

Cette approche est éclairante quant à l'ostracisme que certains nous prêtent.

Pour notre Dieu Vivant, Durkheim (quoi qu'un peu mort depuis un siècle, ce qui tendrait à prouver que lorsqu'on est mort c'est au moins pour un certain temps), tout groupe humain ou société ne peuvent se maintenir qu'en célébrant quasi-religieusement ses valeurs (la raison pour les athées par exemple). Mais nous serions polythéistes en matière laïque : On se range sous le totem de son syndicat, de son parti politique préféré du moment, de la démocratie, de notre patrie, de nos dieux du stade, de notre plat régionnal fétiche, de notre monstre sacré du cinéma ou du petit écran, d'une idole du showbiz, une icone de la dance, d'une marque de vêtement divine, on bichonne sa bagnole comme un objet sacré, et on participe aux cérémonies du culte de la famille dans ses réunions... tout cesi pour nous sentir encore bien vivant car portés par nos congénères en terme de communion de centres d'intérêts.

Et soyons clair, tout ceci fait le sel de la vie (ou tout au moins sa sauce savoureuse). Vouloir se passer de ces petits plaisirs par rigorisme rationnel, c'est se tirer une balle dans le pied.

 Ainsi ces petits cultes nous maintiennent en vie : nous sommes habité par l'âme de ces micro communautés, que notre âme individuelle décline à sa sauce, et c'est tant mieux : Le Monstre nous a fait ainsi, donc respect. D'autant que ces "cultes" ne sont généralement pas intégristes, mais placés sous la banière de l'agnosticisme pour la plupart. Tant qu'on les investit avec bonhommie et légèreté humoristique à la sauce pastafarienne.

Ce que nous combatons c'est l'intégrisme dans les cultes, tous, y compris les laïcs. Qu'on voue un culte aux Harley Davidsons, super ! Mais de là à défoncer un quidam à coup de chaine d'Harley parce qu'il a égratigné votre Harley sans le faire exprès, il y a des limites aux cultes... Qui sont celles de ne pas se couper de ceux qui n'y participent pas en les agressant. Ainsi vouer un culte à son équipe de foot, pourquoi pas, à condition de rester "fair play" en évitant toute dérive hooligane : l'adversaire participe au même culte du foot... alors respect (de toute façon, c'est le Monstre qui décide du sort de la partie suivant son humeur).

C'est ce genre de dérives sectaires que nous fustigeons, pas les cultes en eux même, quels qu'ils soient, religeux à proprement parler ou laïcs.

Pour illustrer le propos : Il y a quelques années une tribu amazonienne fut découverte par un survol en avion . On leur parachuta quelques pacotilles civilisées qu'ils s'empressèrent d'enterrer. Les anthropologues décidèrent sagement de les laisser tranquille se peur de perturber leur communauté. Mais des missionnaires protestants se mirent en tête de convertir ces pauvres âmes esseulées. Résultat : dix ans plus tard lorsque les anthropologues reprirent la main, il était déjà trop tard. la communauté s'étiolait, totalement déboussolée par la perte de leurs repères ancestraux, systématiquement détruits pas nos chers missionnaires, qui se révèlaient incapables d'assurer la transition brutale qu'ils leur avaient infligé.

Il ne s'agit pas pour nous de "déprogrammer" les cathos et autres musulmans, qui, pour certains, se retrouveraient gravement déboussolés par la remise en question de ce qu'il leur sert de raison de vivre (qu'on le regrette pour eux, ou pas, tels nos missionnaires). Il s'agit simplement de fustiger leurs dérives sectaires qui tendraient à imposer aux non croyants leurs préceptes de vie, voir y compris à leurs congénères qui n'abondent pas dans leur sectarisme (ces derniers sont bienvenus chez nous). Bref, nous abondons dans tout culte qui serait respectueux des autres cultes (religieux ou laïcs), mais fustigeons toute dérives qui viseraient au communautarisme sectaire, et imposer à tous corps social leurs préceptes.

Ainsi, à priori on trouve idiot de trainer dans la boue le coran, par contre on dénoncera toute dérive qui tenderait à éradiquer toute lecture critique de ce dernier. D'abord parce que le sacré d'un clan ne vaut que pour ce clan, il n(y a pas à sacraliser des valeurs d'un clan pour les membre des autres clans. Chez les tribus aborigènes australiennes manger de la chair de l'animal totem du clan est proscrit à l'intérieur du clan, mais c'est autorisé pour les membres d'autres clans de la tribu sans que cela transgresse aucunement un tabou, donc sans heurt. Mais aussi dans les religions modernes chaque religion est composée de mutiples clans, qui interprètent chacun les tabous à leur sauce (orthodoxes-catholiques-protestants, sunnites-chiistes-et-autres, etc. etc.), et nous sommes attachés à ce que le sectarisme dogmatique ne s'installe en aucune religion. Nous ne fustigeons que ce sectarisme dogmatique, sans plus.

Mais encore une foi_ faire oeuvre de missionarisme "déprogrammeur" pour fouttre en l'air le sel de la vie de nos congénères nous semble plus idiot que nécessaire, tant que nos voisins ne nous marchent pas sur les pieds.

Voir > ICI < un exemple concrêt : "Faut-il déprogrammer les trotskistes"

V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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