Le rapport Sicard est très politiquement correct, mais ne règle pas la question de fond. On a tous en mémoire certains cas hors cadre posé ici, et l'euthanasie est justement faite pour rêgler les cas exceptionnels.
Alors on enfonce des portes ouvertes ici : Evidemment qu'auparavant toutes solutions permettant d'éviter les souffrances physiques et psychiques doivent être proposées, et non imposées. Ca ne peut être que la règle, mais néanmoins à situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles qui confirment la règle par leur exception.

euthanasie

Je rappelle aux bien pensants qu'une législation en ce sens se doit de répondre à l'insupportable vécu de certaines personnes qui le vivent dans leur chair et esprit, mais en aucun cas à l'insupportable vécu par leur entourage. Une évidence me direz vous, mais cela englobe aussi l'insupportable vécu par le corps médical ou le législateur, la société bien pensante et les proches devant la difficile demande d'abréger les souffrances.

Car de quoi parle-t-on ici ? De la souffrance de la personne en demande, ou du confort des proches qui veulent égoïstement prolonger indignement sa vie, du confort du corps médical qui vit mal la situation, du législateur qui préfère parler des petites fleurs et petits oiseaux à une société qui détourne le regard plutôt que de rêgler l'indicible.exception.

Maintenant qu'on y mette tous les gardes-fous nécessaires, afin que cela ne représente que le dernier recours, évidemment. Mais la porte doit nécessairement restée entrouverte à l'exceptionnel dégradant : Certaines fin de vie ne sont pas une vie, et la vie ne doit appartenir qu'à son dépositaire corporel en dernier ressort, et surement pas à son entourage ou société, et moins encore à quelques religieux illuminés.