Mes Bien Chair Soeurs et Frères

 En Vérité je vous le dis, Bobby Henderson (prophète pirate du Pastafarisme : que son nom soit éternellement Saucé) a toujours été préoccupé par cette question, consécutive de l'addiction du Monstre à la Divine Bibine. 

 Mieux, on subodore fortement que son "Évangile" et son site, "Église du Monstre en Spaghetti Volant", soient entièrement dédiée à cette cause : Éviter que le Pastafarisme ne devienne une sorte de secte ou "religion" intolérante et perverse comme les autres. 

dégradations d'une Eglise condamnée par Henderson

Ainsi après la publication de sa Lettre Fondatrice au Comité d'Education du Kansas, beaucoup de midgets athées servirent pour mener des croisades intolérantes contre les croyants présupposés idiots, et plutôt que contre les dérives négatives de leur idéologie.

 Bobby y a vu les germes d'une possibilité, à terme, de pogroms sectaires abominables ;  Il a tenté de redonner une dynamique éthique à ce nouveau culte en s'en intronisant prophète, afin de mieux y faire barrage aux dérives non-humanistes.

 Avant d'en faire un mouvement prosélyte contre l'absurdité transcendantale, il a d'abord voulu préserver son mouvement contre les mêmes absurdités qui le menaçaient : croisades et inquisitions intolérantes.

 Mettons les points sur les " i ", et les barres aux " t " :

L'objet premier du pastafarisme est de se préserver lui-même de la perversion sociale ordinaire. en réactivant le code pirate.

 Perversion sociale qui tendrait à désigner les autres groupes sociaux d'à priori "tarés", au point de justifier toutes les persécutions, petites ou grandes, envers leurs membres.

 Son objet originel (la moquerie des absurdités transcendantes) n'est donc pas premier, mais se doit d'être considéré comme secondaire qu'une foi_ le premier mis en sûreté dans un coffre sur une île déserte. 

 Rappelons nous que la morale centrale des Chrétiens était l'amour du prochain, que la morale centrale du communisme était la juste répartition des fruits du travail : On a vu ce que cela donna par la suite.

 Quand on lit donc les principes Pastas édictés par Bobby dans sa page "About", et ses "8 condiments", qu'on observe l'humour paradoxal qui s'en dégage, le premier réflexe est de se dire qu'il est immunisé contre toutes les dérives perverses internes. 

 Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que tout mouvement peut être investi par n'importe quel pervers de passage, mais les préceptes du mouvement donneraient à penser qu'il est solide, et que ces-dits pervers devront développer vraiment beaucoup de malices pour finir par le pervertir.

 En gros, nous pourrions dormir sur nos deux oreilles, il n'y aurait pas péril en la demeure à priori.

 Sauf que cette solidité apparente le fragilise, en nous faisant croire que le sabordage absurde est inenvisageable, et donc que nous n'ayons pas à y veiller.

 Attention ! Il ne s'agit pas ici de se demander si le pastafarisme est bon ou mauvais en soi, mais de se demander s'il est vraiment inutile de veiller à ce qu'il ne dérappe pas. Tout groupe social tend à déraper grave quand on n'y met pas le holà, le pastafarisme a été formaté pour résister à ce genre de dérives : Pour autant est-il plus à l'abris que les autres ?

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 DRIIIIIIIIiiinNNG ! ! ! (Sonnerie du reveil)

fsm drunk a

N'oublions jamais que le Monstre a créé le Monde un Soir de Beuverie, et que, du fait, ce dernier a une funeste tendance à tourner à l'envers.

Récemment, on m'a demandé de participer à l'élaboration d'un "Conseil Pirate" international.

 J'y suis allé à reculons : Parce qu'une organisation internationale, y compris pirate, est toujours susceptible de devenir un instrument de pouvoir aux mains de quelques aventuriers pervers en mal de manipulation des masses et autres butins ("nous sommes contre l'influence d'organisations religieuses trop puissantes" : B. Henderson). Mais aussi : 

Comme il était évident qu'une telle organisation internationale verrait le jour à terme, il m'a paru essentiel d'y participer pour tenter d'infléchir sa structuration, de façon à éviter de telles dérives tant que faire se pouvait.

 Malheureusement, j'ai pu y constater que le mouvement pirate était extrêmement fragile face aux bourrasques perverses, héritées de Sa Biture Génitrice.

 Hoôlàaa ! Pas de panique Mes Bien Chers Soeurs et Frères, le-dit "Conseil Pirate" ne semble pas encore prêt à sombrer dans la gabegie la plus horrible, mais certains nuages inquiétants y ont montré le bout de leur nez.

 Ainsi, un des pirates n'y était venu que pour imposer sa flotte internet préexistante (Blog et Facebook), comme vaisseaux de ce Pastafarisme international, en tenant le moins compte possible de l'avis du conseil pirate. Pour lui "Sa" flottille était parfaite, et il ne voyait absolument pas pourquoi les autres auraient la prétention d'y apporter leurs propres fanions pirates, qu'il ne trouvait pas plus beaux que le sien.

 Notons que sa démarche était plus due à son égocentrisme de seul maître à bord, qu'à une perversité malveillante : Sa flotille était pour lui suffisante en elle-même (suffisante à tous les égards). Néanmoins certains "baroudeurs" pressés de partir à l'abordage des galions administratifs religieux ont alors appuyé la candidature de cette flotte.

 C'est ici que la perversité, inhérente à tout groupement social, est entrée en jeu. Ce groupe de quelques égocentriques forcenés a commencé à utiliser des ressorts machiavéliques pour imposer leur choix.

 Le "Conseil Pirate" s'était déterminé dès le départ vers une organisation confédérale où chacun pouvait garder son indépendance d'interprétation du Pastafarisme à sa convenance : tout à fait dans l'esprit Pastafarien "tout pastafarien a son mot à dire sur le pastafarisme et son devenir" (B. Henderson). Mais nos trublions ont convaincu le "Conseil Pirate" qu'il y avait urgence impérieuse d'investir sa flotte.

Après tout, pourquoi pas ?

 Je me suis donc inscrit sur leur FB, mais là des discours inquiétants s'y tenaient dans le chat privé de son administration.

 "Que la démocratie était un frein à la diffusion de ce Pastafarisme internationnal" (limité à sa régoin, pas de panique) "Qu'il valait mieux que quelques "fonceurs" organisent l'appareillage sans attendre l'assentiment de l'assemblée" ; Que "dans mon pays aussi il y a beaucoup de factions pirates, mais nous avons ignoré ces factions en bâtissant notre Eglise (dite officiellement officielle) sans en tenir compte de la versatilité pirate" ; Que "Le pastafarisme relève plus de l'investissement de quelques capitaines que de l'assentiment du peuple pirate" ; Que "beaucoup n'osait pas s'exprimer au "Conseil Pirate" et qu'on pouvait se passerait avantageusement d'eux", etc. On se serait dit dans les comploteries de couloirs de impérialistes du coté obscur du parlement de la République de Stars Wars

 Ca se tenait à un détail prêt : Les sites se donnaient en titre :" International" Church of the Flying Spaghetti Monster, qui supposait qu'elle était représentative des pastafariens des pays concernés, pire qu'elle était monolithique, plutôt qu'un patchwork de Chapelles Autonomes comme le voulait le "Conseil Pirate".

 "Pastafarisme Marseillais" a alors tenté deux suggestions :

  1. Changer le titre en "International" Churches of F.S.M. en démocratisant son administration pour être plus représentative du mouvement,

  2. Ou bien garder la philosophie élitiste des sites en les renommant Église "internationale" des Pastafariens progressistes (par exemple) pour ne pas être dans l'ambiguïté de cette réelle non représentativité.

 L'amiral de la flottille me fit une fin de non recevoir. Après quoi je me mis en devoir d'avertir le "Conseil Pirate" de la mentalité élitiste de la flotte (leurs propos étant secrets pour le "Conseil Pirate"), afin de les mettre en garde contre un engagement à bord sans négociation préalable de la désignation du capitaine et des règles de bord.

 C'est alors que l'amiral m'excommunia de sa flotte, en me faisant passer à la planche à requin pour haute trahison, comme Snowden, Manning ou Assange !

Je fis remarquer au Council (indépendant de ces sites alors), que l'amiral venait de violer les principes pastafariens, à savoir : Condiment N°2 : "Evitez de punir, soumettre, opprimer, éviscérer, etc... en Mon Nom (FSM)"

Or il m'avait "puni", pour me "soumettre" à sa loi du silence, et "oppresser" ainsi ma liberté d'expression.

Et Booby dit à A... "Tu me renieras 3 fois avant que le coq (gaulois) ne chante"

(Nonobstant les principes : "tout pastafarien à son mot à dire...", et "évitiez de juger les gens sur leur cheminement ... On est pas meilleur qu'un autre"  (condiment 3) proscrivant à priori qu'un pastafaien juge la démarche d'un congénère impure.

 Mais rien n'y fit : Le "Conseil Pirate" resta en état de sidération goguenarde, sans réagir à la violation des principes internes au Pastafarisme. Certes le dogme premier Pasta est le rejet du dogme, et aucun principe n'est à priori inviolable donc, mais on sent bien que rejeter le Dogme ne consiste pas à "punir", "soumettre", "oppresser", "éviscérer", etc. au nom de ce rejet du Dogme.

 Suite à ces révélations un lieutenant de la flotille a été dépêché auprès du "Conseil pirate" pour faire valoir la démocratie de la flotille de façon Ubuesque par des plébiscites dans le style 

  1. Nos sites, qui sont évidents... ou  

  2. "Autres solutions" (tellement innommables qu'il ne les nomme pas).

Ce en dépit de votes antérieurs ayant choisit une autre solution (créer notre propre flotte ensemble). Ou encore, en réponse à d'autres votes antérieurs sur le nom ou la présentation du site qui les contrariaient : "Est-il bien nécessaire de voter pour des détails insignifiants ? OUI / NON " (la réponse est dans la question : l'insignifiance supposant l'inintérêt à priori). On préfère en rire qu'en pleurer de rire.

 Rappelons que nous avons affaire au gratin de la flibuste de ces pays ici : Que quelques Pères Ubu et autres Barberousse ou Noire se prennent au sérieux est dans l'ordre des choses après tout, mais que les autres restent les bras ballant sans tenter de les arrêter est tristement inquiétant.

 Il apparaît surtout que nos pontes du pastafarisme ne connaissent que très vaguement les principes fondamentaux, et les jugent tellement surfaits qu'ils n'auraient pas besoin de perdre du temps à bien mesurer leurs applications concrètes dans leurs prises de responsabilités pastafariennes..

Pasta wars

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Un contexte géo-stratégique difficile

 

   1. Les sites proposés émanent d'un pays où il y a beaucoup de pastafariens.

 Visiblement le "Conseil pirate" ne veut pas risquer de vexer un représentant "éminent" de ce pays... Et risquer de se priver de ce pays dans ce concert international... peu importe qu'il bafoue les principes.

 La question d'adhérer ou non aux sites "internationaux" émanant de ce pays est donc stratégique, et le  "Conseil pirate" traînait à constituer sa propre flotte nécessairement concurrente avec eux. IL privilégiait donc une négociation pour que ces sites acceptent de devenir la vitrine du "Conseil pirate", avec ses règles.

   2. Beaucoup de pastafariens essayent de faire reconnaître administrativement le Pastafarisme comme religion dans leur pays.

 Ils voient le  "Conseil pirate", et les sites le représentant, comme un instrument de pouvoir pour faire pression sur l'opinion publique et les administrations, afin d'appuyer leurs démarches.

 Rappelons que cette reconnaissance administrative n'est qu'une farce, sérieuse mais farce quand même, visant à montrer que la reconnaissance administrative d'une religion n'est pas une reconnaissance de la sagesse intrinsèque de leur idéologie.

invalidation du refus d'inscrire le Pastafrisme comme religion en Pologneinvalidation du refus d'inscrire le Pastafrisme comme religion en Pologne 

 Mais voila certains capitaines se sont pris au sérieux dans cette farce, et sont prêts à toutes les manigances pour aboutir. Ce que nous pourrions traduire par "la fin justifie les moyens".

 Or précisément cette philosophie mène droit au reniement de l'objet premier du pastafarisme : veiller à ne pas tourner lui-même au vinaigre.

 En gros entre stratégie de conquête et respect des principes, c'est la première qui gagnerait, et si la seconde notion a pu être réintroduite, ce n'est qu'en leur faisant valoir que si les pastafariens réalisaient qu'ils ne respectaient plus leurs principes, ils pourraient peut-être dire adieu à leurs rêves de conquête.

 Bref, leur respect des principes découle encore plus de la stratégie que de la conviction chevillée au corps.

Voilà notre élite, qui comme toute élite se croit au dessus des principes, parce que valant plus que leurs ouailles par leur dynamisme.

 Alors je vous le dis mes amis ne laissez jamais les pirates épris d'abordages aventureux vous laisser croire que leur ardeur au combat les placent au dessus de vous : Leurs angoisses intérieures les poussent à l'hyper activité, c'est tout, et leurs angoisses sont mauvaises conseillères.

Le pastafarisme est une affaire de coeur, implantée chez les plus humbles matelots, pas l'affaire de quelques capitaines fanfarons (comme moi) qui prennent la grosse tête sur l'océan du web.

  Ramen

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 Je rassure la communauté des Midgets et autres Pirates : Le  "Conseil pirate" tend à se démocratiser sur sa présentation commune, pour rester une confédération de pensées autonomes respectant les principes pastafariens.

 Mais on ne peut que constater que l'accouchement se sera fait dans la douleur en frôlant la Gabegie. L'enjeu n'était pas si important : Le Consortium n'ayant pas encore la capacité de nuisance d'un Vatican, même s'il avait mal tourné.

 L'enjeu était plutôt de voir ce qu'il pouvait advenir dans l'avenir de toutes les organisations internationales pirates structurées, leurs capacités à renier les principes pastafariens, et des dérives potentielles perverses en leur sein.

 Et si l'examen de passage est presque réussi ici, globalement il a échoué : La perversion de la flibuste semble inévitable à terme. Un jour ou l'autre l'autre camp gagnera : Il n'y aura pas toujours une "Pasta Marseillaise" pour crier "au loup !".

 En conclusion :

 Le pastafarisme possède sans doute une structure plus solide que n'importe quel mouvement contre les dérives perverses. Mais c'est aussi son point de fragilité : pour un peu on penserait qu'il n'a vraiment pas besoin qu'on veille à ce qu'il ne dérape pas. C'est une erreur, il faut y veiller : Tout groupement social peut dérapper, y compris le pastafarisme malgrès ses principes taillé contre. Sans verser dans une paranoïa tartufesque sur le respect rigoriste des principes (à priori exclus par ces principes d'ailleurs), il convient néanmoins de veiller à ce que certains oublis de ses principes ne se banalisent trop. La question n'est pas d'ordre individuel, un individu fou est un individu fou, et chacun saura faire la différence entre son curieux engagement pastafarien et sa folie propre, la question est collective : Pour notre part, nous pensons que tout collectif pastafarien structuré est en soi une fragilité. ce sont les dérives collectivies qui sont à craindre. Et la meilleure solution est de fractionner le pastafarisme en une multitude de schismes plus absurdes les uns que les autres, dans un respect mutuel de leurs différences, afin qu'une église commune n'existe jamais réellement pour ne pas dire dire aux uns et aux autres comment être un bon pastafarien.

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Que dit la sociologie à ce propos ?

 

Elle rejoint Bobby sur la potentialité de tout groupe social à céder à la psychose collective.

Les perversions :

  1. L'absolutisme de la pensée unique menant aux excommunications, châtiments et autres pogroms

 Un totem identifiant un groupe doit être régulièrement remis en cause par les autres groupes.

 Il est tabou de le critiquer un totem sacré de l'intérieur.

 Il est donc impératif que plusieurs courants de pensée subsistent au sein d'un groupe (en formant sous-groupes distincts) pour que les uns et les autres se critiquent mutuellement quand à leurs dérives. Au cas où cette pluralité ferait défaut, il faut que le groupe soit tolérant aux pensées exogènes pour pouvoir remettre en question ses propres dérives.

 Sinon c'est la sclérose du groupe : Incapable de renouveler sa mythologie contre ses propres dérives. Ici la mythologie Pasta concerne sa tolérance interne et externe (qui est mythologique, nous l'avons vu).

 La pensée égocentrique est la pire menace sur un groupe.

 Sinon c'est la perversion inquisitrice, excommuniante, diabolisante : la politique du bouc émissaire à sacrifier sur l'autel de la communion de pensée.

 

   2. La malédiction de la désintégration du groupe.

 On s'étonnera de la fragilité des mythologies fondatrices des groupes : Principes apparemment fondateurs et fédérateurs du groupe qui fait sa raison d'être : "amour du prochain pour les chrétiens", "Juste récompense du travail pour les communistes", etc..

 C'est tout simplement que ces mythes ne sont qu'un prétexte à l'unité du groupe, mais la fonction première des totems et leurs rituels est de se survivre à eux-même par la cohésion du groupe par et autour d'eux : Quitte à enfreindre les tabous liés aux mythes.

 Il existe une hiérarchie invisible dans les tabous liés aux rituels.

 La mythologie crée le groupe, mais les rituels le perpétuent, (créer le groupe c'est bien , le perpétuer c'est mieux) Une foi_ créé par sa mythologie, théologie et principes, le groupe devient une drogue pour ses membres qui ont du mal à s'en passer, il leur faut le perpétuer par tous les moyens y compris en bafouant ses principes fondateurs (qui n'ont plus trop lieu d'être, on ne fonde un groupe qu'une seule foi_, après il roule tout seul).

 Ainsi un rituel de renouvellement du groupe peut être un pèlerinage à Jérusalem. Un empêchement, et le mythe fondateur de l'amour du prochain s'effondre pour mener croisade sanglante contre les "prochains" qui les en empêchent.

 Idem pour le rituel de dévotion à la pensée unique : un hérétique n'y souscrit pas et le voilà brulé vif contrairement au mythe fédérateur d'amour du prochain.

 Pour le Pastafarisme par exemple, la reconnaissance administrative par les États devient quasiment un rituel fédérateur. Et la fin justifierait les moyens reléguant tous les principes pastafariens au second plan pour assurer la pérennité du rituel.

 Bobby peut essayer de dire qu'il n'y a pas de rituel qui soit valide dans son Église, ils se mettent en place sournoisement.

 Il peut bien essayer de dire qu'il est contre toute Église trop puissamment structurée, certains pastafariens veulent structurer puissamment leur Chapelle. Au départ il s'agit juste d'une facécie de plus faite aux Administrations embarrassées dans leur sécularisme absurde. Mais ceci ne peut aboutir qu'à une ritualisation de la farce, menant réellement à une structuration puissante du pastafarisme par cette reconnaissance inévitable à terme, les avantages afférents, et les luttes de pouvoir pour s'assurer le contrôle des butins.

 Je serais un adversaire du Pastafarisme, je précipiterais ces reconnaissances administratives afin de précipiter sa perte. Les avantages liés à cette reconaissance les amenant nécessairement à renier leurs principes fondateurs, et à les décriédibiliser ainsi... de la même manière que les cultes reconnus qu'ils combattent.

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L'Euthanasie du

Monstre en Spaghetti Volant

 

 Une très ancienne légende dit qu'un pirate entra en possession d'un manuscrit, datant des origines, au fond d'un bouge d'un port des caraïbes.

Jacky, dit l'Eclair Bondissant, le lui confia. Il lui précisa qu'il était poursuivi par la Guilde Secrète des Gardiens du Temple, qui prétendaient défendre la pérennité du Monstre en Spaghetti Volant.

 La semaine suivante on retrouva le cadavre de Jacky sur une plage non loin de là, mais son compagnon d'un soir avait disparu.

 On raconte qu'un pirate aurait révélé le contenu de ce livre à quelques compagnons de beuverie d'un soir.

 Il serait dit dans ce livre que le Monstre serait atteint d'une malédiction liée à sa condition de dieu.

 Ainsi cette entité monstrueuse était profondément bonne, mais elle puiserait sa bonté dans la bonté de ses adeptes auxquels IL avait inculqués quelques principes de base assez brumeux, mais essentiels à sa propre survie.

 Il était écrit qu'un jour ces adeptes se détourneraient de ses préceptes pour commettre quelques ignominies en Son Nom. Alors le Monstre souffrirait dans sa Pâte, et cela le rendrait impropre à la consommation lors de la communion. IL perdrait alors ce qui lui reste de raison et pourraient alors devenir mauvais.

 Il paraîtrait que le Monstre ne voulait pas finir comme les autres dieux auparavant : Haï des justes et adulé des imbéciles, avant d'agoniser péniblement dans une adulation Monstrueuse.

 Le Monstre aurait ainsi demandé qu'on l'euthanasie plutôt que de finir ainsi.

"En vérité, J'aimerais assez, si les précédents condiments sombraient dans l'oubli chez le peuple Pirate, que toute trace de Mon Existence meure dans vos consciences. Ceci afin que je puisse reposer en paix dans le Paradis des Dieux, où un Volcan de Bières y est si délectable"

 Le manuscrit, ou devrions-nous plutôt dire Pâtuscrit car il aurait été rédigé de son Appendice Nouilleux Lui-même, aurait fait état de quelques unes de ses pensées, délivrées lors d'un de ses delirium tremens :

 Notre Déité Volatile Insondable y aurait ainsi désiré qu'on célèbre son enterrement à l'avance, à chaque fois que l'oubli de Ses Souhaits envahirait l'esprit de la flibuste.

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 Ainsi aurait-IL pensé que nous nous habituerions à ce que nous le laissions reposer en paix le moment venu. Mais aussi, aurait-IL pensé qu'un sursaut  eut pu alors se produire dans la communauté, et qu'ainsi Son Esprit Pâteux puisse continuer à éclairer notre communauté. Car cela le ferait renaître de ses cendres tel le phoenix. En quelque sorte, il faudrait célébrer Sa Mort à l'avance pour justement éviter qu'elle ne survienne. Le Monstre a parfois des idées légèrement absurdes.

 IL y aurait précisé de ne surtout pas incriminer, excommunier, maltraiter les dévots qui se seraient détournés de ses souhaits car même si LUI perdait alors la raison, ses condiments resteraient valables même s'IL devait les renier LUI-même. Ce ne serait pas de leur faute s'IL devait mourir en notre âme, mais bien de La Sienne lors de sa cuite génitrice. Aussi en va-t-il de tous les Dieux, et de leur mythologie mystico-mystificatrice.

De même, maints dévots risquaient de s'alarmer trop tôt de la fin éminente du Monstre, mieux vaut prévenir que guérir "Ne les condamnez pas pour haute trahison qui découragerait quelques fidèles. Ils ne font que prévenir la communauté des risques qu'elle encoure si elle se hasarde dans quelques horreurs. Et JE me fiche de quelques fidèles en plus ou en moins, si ça peut vous éviter quelques sottises" y serait-il encore écrit.

 "Célébrez donc simplement ma mort annoncée dans la peine et dans la joie, car cette annonce est celle d'un regain de force. Mais in fine, si le pire devait advenir, votre oubli de Mon Existence, provoquera en Moi l'oubli de vos plus dramatiques errances, et la Paix de Mon Âme" y aurait-IL écrit.

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 Nous ne savons pas si cette légende est vraie, mais elle nous semble plus véritable que vraie dans sa justesse, et le 12 sept 2014 un petit groupe a célébré la première messe d'enterrement prématurée du Monstre à Marseille (France).

 

V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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