Si quelqu'un un y comprend quelque chose, qu'il nous écrive, on n'a toujours pas compris ce qu'on écrivait, mais ça fait rien. "On ne va jamais si loin que lorsqu'on ne sait où l'on va" (C. Colomb)

Démonstration par l'absurde :

 On a souvent comparé la Pastafarisme à une démonstration par l'absurde de l'inanité du Dessein Intelligent.

 

 Disons qu'on tente d'explorer toutes les facettes possibles du combinatoire alternatif du concept pré-hendersonien de la pataphysique de l'absurde d'un coté, qu'on cherche à réconcillier dans une démarche concordiste avec le concept de raison pure.

Etudes MSV

 C'est on ne peut plus clair... pour un pastafarien ayant étudié un minimum les Arts Divinatoires Ancestraux.

 Pour être plus explicite aux novices : Une démonstration par l'absurde n'est pas absurde, mais logique : Partant d'une supposition à priori évidente, on la développe sous tous les angles possibles, jusqu'à aboutir à des impasses logiques... ce qui démontre l'absurdité de la proposition de départ.

 Il s'agit généralement d'aboutir à un paradoxe impossible (1 = 0, par exemple).


 

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Je ne sais pourquoi l'absurde saute aux yeux d'emblée dans le pastafarisme. Mais en même temps, on y sent tout de suite une évidence derrière cette supposée stupidité : Quelque chose de l'ordre d'une transcendance qui va de soi : C'est le Touché Nouillu qui opère.

 On sent que tout prend désormais sa place dans le chaos apparents des choses... Avant on se demandait "Pourquoi ?" Maintenant on sait (c'est sa biture initiale !)

 Néanmoins, c'est comme une porte qu'on ouvre dans un rêve, au début l'espace qui s'ouvre donne une bonne bouffée d'air frais sans plus, mais plus on explore, plus l'espace se déroule à l'infini - et l'infini c'est long, surtout vers la fin -.

Nous explorons donc les méandres de l'absurde.

 Si dans un premier temps, on s'est attaché à plonger avec une délectation non dissimulée dans l'absurde le plus immédiatement abordable, nous avons très vite compris qu'on pouvait aborder le Spaghetto par l'autre bout

 Et si on prenait les choses sérieusement, pince sans rire mais sérieusement quand même, parce qu'on le sentait bien, il n'y avait pas que de la farce dans le Monstre, mais aussi des ramifications pastafiolesques plus complexes.

 En toute logique, si on abordait les choses sérieusement, non seulement nous pouvions décortiquer comment le Monstre avait synthétisé les mécanismes délicats de l'humour humain, mais aussi comment toute chose s'imbriqua merveilleusement dans le MSVisme... Sa logique intrinsèque, ses préceptes, sa sociologie... Etc. Tout ceci devant logiquement nous amener à des paradoxes tout aussi absurdes ainsi aussi.

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Deux axes premiers :

  1. Une démostration par l'absurde, c'est du sérieux. Donc ce sérieux dans le pastafarisme peut-il l'amener par mimétisme à ce qu'il dénonce ?
  2. Donc nous avons pris quelques graines de pastafarisme et les avons étudiées à fond, et fait poussées dans des conditions extrèmes, et même certaines ont été 
    confiées à "Monsanto" à fin de modifications génétiques, à des chinois pour bonzaïification, voir ce que cela donnait.

Par exemples :

  • Le Pastafarisme est une religion, on en est sûr, on en rigole. Qu'en dit la sociologie ? Aie !... en plus c'est vrai, il répond à la même phénoménologie. Et c'en est presque inquiétant quand on voit dans quelles dévives se débattent les religions. Je vous rassure, le émesvisme est une religion, mais tout autant que le sport, la culture ou la politique... Ca ne vous rassure pas ?

 Mais le pastafarisme "anti dérives religieuses" a anticipé dès le départ le fait qu'il pouvait devenir ce qu'il dénonçait, et s'est structuré d'emblée en fonction de ce risque constitutionnel.

  • Il a une théologie implicite et qui va au delà de l'humour, ou plutôt découle de lui. Dire que le sacré vient du jaguar, d'un serpent à plume, d'un bohomme à tète d'oiseau ou d'éléphant, d'un panthéon céleste, d'un bonhomme dans les nuages, de rien (athéisme) ou d'une non-entité humoristique spaghettienne n'ont pas les mêmes implications théologique sous-jacente. Même à prendre le Monstre pour une vaste farce est un positionnement qui implique un certain rapport au sacré qui diverge de l'athéisme autant que d'autres croyances proprement religieuses.

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 Si on devait classer, on le rapporterait au culte du père nöël par exemple. : Il offre une trosième voie à la croyance après "Croire en ce qu'on croit" (y compris la raison pour les athées), "Douter de ce que l'on croit" (agnosticisme), pour déboucher donc sur le trés pur "Croire en ce qu'on ne croit pas" (car croire quand même en ses vertus cicatrisantes - des atteintes des croyants - en soi ; Comme le père noël est une béquille réconfortante face aux menus tracas de la vie).

 Aussi on peut décliner le Monstre sérieusement dans ses paradoxes de "farce sérieuse" qui ne peut être sérieuse que dans la facétie.

 Cette semi "doctitude", qui émerge régulièrement dans ce blog, répond à quelques nécessités transcendantales...

  1. Être pastafarien "militant", c'est passer pour un clown facétieux en soi, afin de renvoyer leurs cotés clownesques en miroir à ceux qui veulent nous imposer leur point de vue... Mais aussi en face on feint de ne nous voir que comme des rigolos pour ne parler que de la farce en évitant le fond. D'où la nécessité d'entrouvir parfois les rideaux du décor pour rappeler qu'il y a auusi du lourd derrière l'apparente légèreté.
  2. Et quand on parle religion avec les gardiens du temple, autant savoir de quoi on parle à minima, parce que si la simple dérision est notre meilleur outil (et préservatif), mieux vaut savoir repérer les oeufs pourris quand on marche sur des oeufs à grandes enjambées.
  3. Un jour se posera peut-être la question d'une fédération pastafarique puissante avec tous les éccueils que cela représente ... Même si les bonnes fées se sont penchées su le berceau du pastafaisme en le dotant de toutes les qualités, il faudra bien savoir éviter de se piquer aux quenouilles.

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 Ainsi nous donnons dans une doctitude des plus lourde parfois, même si c'est toujours un peu décalé humoristiquement, il y a à voir là dedans autant argumentaires contre les illuminés d'en face, que contre ceux qui voudraient prendre pied dans le pastafarisme. Notre doctitude préfigure la leur : Autant préchi précha contre, que préchi précha "à la mode de" dont on peut se méfier. Et si notre propos est parfois semi sérieux, c'est précisément pour inciter à rester semi vigilant.

 N.B. : Certains pourraient prendre doctement ce blog pour l'Alfa et l'Oméga du Pastafarisme, le dogme ultime. Mais s'il est si touffu c'est parce qu'on ne résume ni se synthétise. Il y a maintes répétitions ou contradictions d'un article à l'autre, les articles sont interminables... parce que la Pastologie ça ne s'ingurgite pas doctement d'un seul trait, ça se distille par Touch(es), et se laisse mûrir doucement entre chaque rasade. Une pensée renvoie à une autre par sa contradiction évidente où il faut choisir, non tant entre ces deux antagosnismes, qu'envers une troisième non formulée à inventer et réinventer soi même.

V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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