L'agnosticisme se définit dans le fait de ne pas être sûr de l'existence de Dieu.

Mais ça va du "Dieu existe quasiment, mais sous quelle forme ?" , à "Il n'est pas totalement exclu qu'une forme intelligente supérieure soit à l'origine de quelque chose dans l'univers".

Mais son corollaire le plus intéressant en est

"tout dogme pré-maché est louche par essence".

Du temps où je n'étais qu'un mécréant, j'étais athée par conviction profonde, mais agnostique par raison.

Athée, parce que cela me semblait évident, mais très intellectuellement parlant, je devais bien admettre que je n'en avais pas la preuve absolue.

Ah, si ! Dieu existait... au moins dans la tête de la plupart des humains. C'était un fait, et il y avait bien quelques raisons à cela... Pour moi, l'humain était un animal mal dégrossi, qui avait quelque propension atavique à être superstitieux, donc mystique.

Dire : "Dieu n'existe pas" était une affirmation gratuite, une simple conviction, fut-elle des plus raisonnables.

Par contre je resserrais la question autour de "Au moins pouvons nous définir ce que Dieu n'est pas".

  1. Il ne peut donc être un bouche trous des lacunes de nos connaissances scientifiques : Être l'explication du non-encore explicite. Auquel cas il serait condamné à se déliter au faire et à mesure de la progression de nos connaissances. Ce qui serait fort gênant pour la Foi en elle-même : A chaque découverte scientifique le croyant verrait sa foi remise en question partiellement, DONC globalement... Si j'ai cru en des "Nouilleries" sur ce coup là, que me prouve que le reste de ma foi ne repose sur d'autres "nouilleries" de même ?
  2. Il ne peut être une suvivance de superstition animale : "Si j'ai gagné un match de foot en portant mon caleçon fétiche, ça ne veut pas dire que je gagnerais immanquablement chaque foi_ que je le porterai". Bref croire en Dieu ne peut être une pensée "fétiche", qui me protégerait de tout aléa à chaque foi_ que je me tourne vers cette pensée. Exit donc un destin surprotégé par une pensée toute dévouée à une quelconque déité.
  3. Il ne peut être la projection de la nostalgie de l'image déifié de nos parents "tout puissants" de notre petite enfance. Ce ne serait alors qu'une image de nos projections inconscientes.
  4. Il ne peut être ce que m'en disent certains doctes religieux, qui s'en servent pour tenter de manipuler les esprits au profit de certains pouvoirs terrestres, avec qui ils fricotent pour mieux asseoir leur influence terrestre. Même si ces religieux sont parfois sincères, abusés eux-même par leur endoctrinement.
  5. Il ne peut donc pas être ce que m'en disent les religions qui abondent systématiquement dans les travers sus nommés. D'où : Exit les dogmes intangibles, et nécessairement transitoires au regard des aléas ainsi décryptés.

Et l'agnosticisme se situe ici, dans le doute envers tout dogme pré-établi.

Un théiste est une personne qui croie en une puissance supérieure, mais ils sont de plus en plus nombreux à le vivre en marge de toute doctrine pré-établie... c'est de l'anti-cléricalisme non athée.

Ceci dit, la superstition a la vie dure : Une autre tendance est ainsi de choisir une autre religion. Les évangélistes surfent dessus par exemple, mais on peut passer au protestantisme, à l'islam, au bouddhisme, au catholicisme aussi. Lorsqu'on se sent en désaccord avec sa congrégation, on peut ainsi se donner l'illusion qu'il puisse y avoir une doctrine qui correspond mieux à son état d'esprit. Le tout est dans "qui correspond mieux": Jamais aucun dogme n'a épousé parfaitement la relation particulière que chacun entretient avec l'idée qu'il se fait de Dieu.

De fait, il y a autant d'idées de Dieu que de catholiques, d'idées d'Allah que de musulmans, etc...

L'illusion dans un transfuge est de croire avoir trouvé une idée qui correspond mieux, mais un minimum de recul renvoie à une certitude : Aucune doctrine n'est jamais entièrement partagé pareillement par tous les coreligionnaires d'un dogme. Mais au moins ils prétendent être d'accord sur les grandes lignes... Illusion ! Illusion !

J'ai lu pas mal d'exégèses du coran à droite à gauche, et je peux vous garantir que même les plus érudits, sur un texte sencé se lire à la lettre, font le grand éccart... Et c'est une religion qui se prétend rigoriste quant à une révélation unique et intangible, alors les autres.... Ca fait belle lurette que les théolgiens catholiques, sencés se ranger à la doctrine du berger suprême, jouent les francs tireurs... Cela ne tient que par ds trésors de diplomaties, en évitant les sujets qui fâchent de façon frontale. Quand aux brebis de base, n'en parlons pas (29% des catholiques ne sont pas sûr que Dieu existe et 19% croient qu'il n'existe carrément pas !). Que ne sont-il encore catholiques ? Eh bien, ils adhèrent encore à une certaine morale hérité du catholicisme, comme du temps où la morale publique était affaire de religion.

De fait, ça fait longtemps que, dans les pays séculiers, la morale publique est affaire de l'état, et non plus une affaire religieuse : ça fait un peu double emploi, quoi...

Et oui; la seule position intellectuelle honnête actuellement en matière de mysticisme, est de ne pas  abonder dans des faux semblants congréganistes, qui jouent au grand écart en catimini. Ceci en se déclarant théiste agnostique.

Au demeurant, les religions ont la parade depuis longtemps, le croyant ne peut détenir la vérité divine. Tout juste peut-il se mettre 'en quête' de celle-ci. Personne ne la détient formellement. Les érudits sont sensés être en avance sur le "commun" et se permettent de dégager des "pistes" à leurs ouailles, mais sans plus. De fait, les religions se sont "agnostisées" depuis des lustres.

Alors ? L'agnosticisme c'est quoi ?

Finalement pour moi...

En tant su'ex mécréant, c'est surtout un progrès considérable en matière de sectarisme. Que m'importe que mon voisin se mette en tête de ne pas croiser le chemin d'un chat noir, où de croire que sa vie est vouée à la dévotion d'un dogme quelconque... du moment qu'il ne se mette pas en tête de m'inféoder à ses croyances d'une quelconque façon.

Les religions ont justement une fâcheuse propension à vouloir régenter la vie de ceux qui n'y souscrivent pas.

Le doute agnostique ne permet pas aux "non-adeptes" donc d'imposer un point de vue, une morale, dont ils doutent à priori du bien fondé. Sa philosophie en est donc "C'est ce que j'en pense, et je m'y conforme ; Mais chacun est libre d'en penser ce qu'il veut, et de s'y conformer de même".

Exit guerres de religions et visées coercitives... Ouf !

Ceci dit, le Monstre en Spaghetti Volant, notre créateur, existe bel et bien, c'est maintenant avéré. Mais "IL" n'est pas vaniteux : "IL" se fiche royalement qu'on croie en lui ou pas : Tout juste évitez d'insulter les pirates tout de même (Voir ses non-préceptes dans les 8 "Je préfèrerais que vous évitiez de...")

Carbo Diem

V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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Pour l'agnostique Dieu ne peut donc avoir ni forme, ni pensée, ni dessein identifiable à priori.

Au demeurant, Une figure identifiable est toujours problématique, avec la science moderne qu'elle soit policière (profilage) ou psychiatrique (tendances psychologiques), il est désormais possible de dresser un portrait psychologique de toute divinité s'étant exprimé sur sa vision du monde.

Dieu a fait l'homme à son image, mais quelle image donne-il de lui ?

Bon, les athées diraient plutôt que cest l'humain qui a fait Dieu à son image.


Profilage des Dieux :

Donnons donc ce que ces Dieux ont dit à leurs prophètes à des profilers, et psychiatres, pour voir un peu ce qu'ils pensent des bonhommes ?

Bon ! Il s'agit de présenter la chose en double aveugle. Dites leur qu'ils jugent Dieu ou Allah et leur conclusions seront de suite tronquées.

Non : Vous faites un résumé de la pensée divine, du style : "J'ai créé mon univers familial dans ce style, et j'attends de mes enfants une certaine attitude vis à vis de cet univers, de moi-même, et de la vie en général". Vous mettez ce "cas" parmi d'autres, et demandez à une personne non-au-courant de présenter les cas à nos profilers et psy. Pour relativiser on pourra les faire passer pour des notables de leur époque respective.

Bon faudra pas mal gommer pour qu'ils ne soient pas reconnus, voir un minimum crédible.

En gros ça donne ça (vérifiez vous verrez) :


 On commence par Yahvé , on pourrait aussi voir Râ, Zeus ou Quetzacoalt, mais allons à l'essentiel pour nous.

Bon en gros ce type se prend pour Dieu, tendances certaines aux délires mégalo-maniaques donc. Mais si on fait abstraction du fait de se prendre un peu trop pour Dieu, restent des tendances lourdes...

D'abord, soyons clairs il n'élève pas ses enfants pour qu'ils s'émancipent, mais pour qu'ils restent attachés au cocon familial, et ce dans la forme définie par le Pater Familias.

La seulle forme d'émancipation proposée serait de mettre prématurément ses enfants à la porte du paradis familial pour ne leur laisser que l'envie d'y revenir...

Cet univers est codifié de façon quasi obsessionnelle, et rien ne doit y être remis en cause sous peine de graves sanctions, qui peuvent aller jusqu'à brûler ses enfants dans un brasier.

Là une question d'importance se pose alors ici : Ce type croit-il dur comme fer à ce qu'il raconte, ou parle-il de façon imagée, voir totalement humoristique.

Par exemple  : A-t-il réellement demandé à son fils (Abraham) de lui sacrifier son propre fils avant de l'arrêter in extremis ; ceci pour savoir s'il llui faisait bien allégeance ou non ? Auquel cas ceci relève d'une grande perversité. Ou bien s'agit-il d'un conte inventé qu'il raconte à ses cadets juste pour les faire se tenir tranquilles, auquel cas c'est préoccupant, mais sans plus.

Dans le premier cas, il faut lui retirer la garde de ses enfants tout de suite, et l'enfermer pour son propre bien.

Dans le second cas on peut dire que ces "fables", révèlent certaines failles dans sa personnalité, mais qu'il les exorcise assez bien en les "exprimant" à travers ces contes.

Ceci reste donc préoccupant, et on ne saurait trop lui conseiller de ne pas pousser ses récits trop loin à ses enfants pour ne pas les traumatiser.

Le bonhomme a une faille narcissique : Il doute tellement de lui-même qu'il réclame une admiration sans borne de la part de ses enfants pour compenser. Aldler dirait un complexe d'infériorité. On subodore un "Oedipe" mal digéré, Une fusion avec mère (nature) telle qu'il finisse par en nier l'existence même : Sa "mère-épouse" est "sa" chose, sa création. Un tantinet machiste le bougre.

Encore une fois est-on dans le registre symbolique (retravaillable), ou réel (a-t-il réellement "consommé" avec mère -nature en l'occurence- ?).

Cet oedipe se joue sur le mode de la culpabilité refoulée, qu'il fait ressurgir sur ses enfants :  ceux ci sont à priori coupables d'emblée d'une faute antérieure : Quelqu'un a "croqué La pomme" au Paradis de Dame Nature et ils en sont frustés de ses délices.

Bon, on ne va pas reprendre l'intégralité de son bouquin, qui, pris au premier degré (mais le second n'en est pas loin non plus), révèle une pervesité polymorphe, à la limitte d'une shisophrènie hallucinatoire.


 Passons maintenant au Dieu des chrétiens.

Toujours la même question sur son rapport au symbolisme ? Se prend-il au sérieux tel quel ?

Parce que sinon la schizophrénie est avérée. Le bonhomme se dit unique, mais avec de multiples personnalités : Le père, le fils et son esprit qui serait en toutes choses carrément !

Bon prenons les personnalité une par une : Le père c'est Yavhé en gros dont il endosse la personnalité.

Le fils reprends la thématique oedipienne du père, logiquement. En fait, il va payer pour le péché originel du père, qui veut en faire payer le prix à ses enfants. Il se substitue à ces enfants pour payer à leur place.

C'est le bouc émissaire de la colère paternellle assumé comme tel. Mais n'oublions pas que le père et le fils sont un. En fait le père se "castre" de son désir de castration sur ses enfants en se castrant lui même à travers son fils (lui-même en fait !).

Quand on vous dit que c'est un tordu.

On pourrait dire qu'il a progressé dans la maîtrise de son agressivité, au prix d'une schizophrénie.

Ceci dit le Fils demeure bien oedipien, en tentant de ravir la vedette au père en imposant son message personnel sur le devant de la scène : ça vaut bien un simulacre d'immolation pour s'attacher la reconnaissance éternelle de ses ouailles (frères ou enfants du coup ?). Nous sommes toujours dans la problématique oedipienne : le père est-il le fils de sa femme ? Le frère de ses enfants ici sous la forme du fils ?

Moi je vous dis que c'est pas clair, l'histoire du bonhomme, y aurait de l'inceste familial que ça m'étonnerais pas....

Du coup, il a été tellement secoué par cette histoire déniée, que sa personnalité a éclatée, et sa dernière partie en est symptomatique. Son esprit en toute chose (le Saint-esprit). Ici on est dans la grande symbiose originelle, tout est dans tout et réciproquement. Il est essentiel que cette entité soit indépendante des deux autres sinon il n'y aurait plus de différence entre le père et ses enfants, qui seraient noyés dans cette même entité : Chaque enfant serait le père en soi. Cette différentiation se fait précisément par rapport à l'entité "Indifférenciation". Cette différenciation le protège de la fusion oedipienne d'avec la "mère" toute puissante, et est en même temps le symbole de cette fusion.

En fait il voudrait être ses propres enfants par fusion maternelle interposée, mais il se l'interdit en se castrant par le sacrifice de lui-même... fils

Torturé le mec !

Son coup de je me sacrifie pour vous (de mon désir d'emprise toute puissante sur vous), est quand même un modèle de perversité : en gros "Vous devez m'être éternellement reconnaissant de ne pas vous avoir bouffé tout cru comme j'en avais envie" et donc "me laisser guider vos vies pour avoir évité que je m'en empare"


Enfin Allah... précisons que, comme pour les autres, il ne s'agit pas de "profiler" Allah lui même (peut-on profiler Dieu ?). Il s'agit de profiler un humain qui tiendrait le même discours que lui à peu de chose près (nuance !).

Donc d'abord notre bonhomme est d'une très grande susceptibilité, et en réclame pas moins de ses enfants. D'où la précision ci-dessus.

Alors le bonhomme ressemble aussi à ses proches parents sus-nommés. C'est l'héritier après tout.

Mégalo-égocentrique, et donc parano, comme ses prédécesseurs avec la même faille narcissique, qui néanmoins est manifestement bien plus douloureuse ici.

Comment dirais-je, ici lorsqu'on se pose la question du savoir si le type prend ce qu'il dit au sérieux on ne sait pas trop ; Mais en tout cas ses voisins disent qu'il veut le faire prendre au sérieux par ses enfants, et c'est ce que font la plupart, de fait.

Le Bonhomme est extrêmement rigide dans ses positions, d'où encore plus patriarcal, mais cette rigidité marque aussi une angoisse de dislocation : Il est hors de question qu'il se disloque comme son prédécesseur. Et ce n'est pas une remarque de sa part : c'est une revendication lourde et importante.

Et l'on comprend, car son discours frise parfois l'incohérence ; Et ne s'en cache pas d'ailleurs, en disant que beaucoup ne comprendront pas, et seuls quelques uns y arriveront. Donc, vu les châtiments promis aux brebis égarées ça crée quelques dissensions en famille.

En tout cas, il se défend de ses propensions à la con-fusion mentale, en se démarquant symboliquement clairement de ses enfants : il est seul maître, seul juge, à tel point que si un de ses enfants tentait de s'approcher de lui en abondant dans son sens (ce qu'il réclame pourtant inconditionnellement) il est capable de prendre le contre pied de ce qu'il dit pour prouver qu'il est seul habilité à dire ce qu'il faut faire (et pas ses enfants donc, même s'ils le paraphrasent).

Derrière cette obsessionnalité rigide, pointe en fait une super défense contre une hystérie latente, qui ressurgit néanmoins, dans le confus général des positions et contre-positions affirmées et infirmées au fils du temps, Certains enfants s'en tiennent à la dernière parole prononcée , alors que d'autres essayent de tenir compte de tout en replaçant les phrases dans leur contexte.

Aussi son particularisme est de rester souvent très terre à terre contrairement aux autres, on dirait qu'il se raccroche aux contingences matérielles pour éviter de se perdre dans des considérations trop intellectuelles, qui le renverrait à sa menace d'éclatement schizophrénique sur fond de confusion mentale.

S'agit-il vraiment de confusion mentale mal controlée, ou de perversité : Si on donne un ordre et son contraire (double bind) , l'enfant se sentira coupable quoi qu'il fasse. A moins que ? S'agirait-il d'une pédagogie paradoxale : en apprenant une chose et son contraire, d'où un effort nécessaire pour choisir la plus appropriée dans le contexte en réfléchissant par soi même, et non en appliquant bêtement la sentence ?

Ce dernier cas, relèverait d'une personnalité plus aboutie, un peu perverse tout de même, mais cherchant à retourner positivement cette perversité latente.

Auquel cas , effectivement , comme il le dit , beaucoup ne comprendront pas... Et la majorité de ses enfants risquent plutôt de végéter dans l'obséquiosité servile et hypocrite , pour un ou deux génies illuminés (Voir expérimentation du double bind sur les dauphins).

Mais enfin il semblerait plutôt qu'en semant ainsi la confusion, il se crée ainsi un paravent à la critique. Ce qu'on ne comprend pas, on ne peut le critiquer. De plus ça lui confère une aura mystérieuse : Si l'on ne comprend pas c'est que c'est vachement compliqué à comprendre, donc vachement intelligent, donc inattaquable, CQFD. Encore une fois, est-ce de la perversité, ou sa confusion mentale lui fait prendre ce qui est confus pour, en soi, quelque chose de l'ordre de la vérité cachée qui doit rester telle quelle...

A priori, c'est quand même bien un de ces types qui aiment bien mettre leurs enfants sur des charbons ardents sur fond de culpabilité. La meilleure défense étant l'attaque : en culpabilisant l'autre on s'exonère de sa propre culpabilité.


Bon pour les polythéismes avant c'était plus simple

les Dieux étaient distincts (pas de schizophrénie en soi, même si la notion de dieux était multiple), et globalement très humains en soi avec les même turpitudes, et ne s'en cachaient pas. On pouvait aussi choisir son dieu de prédilection dans les panthéons.