(Ce message a été écrit au départ à l'intention des internautes étrangers)

Maints pastafariens français sont des convertis athées ou agnostiqes (voir de confessions établies : catholiques juifs musulmans etc.).

Pour bien comprendre comment ils en arrivent là, il faut les replacer dans leur contexte.

crucific_fourchetteD'abord les français viennent du catholicisme, majoritairement, mais au fil du temps la théologie catholique est apparue de plus en plus absurde, et maint catholiques ont quitté l'église officielle pour devenir des indépendants : Seulement 5% des catholiques continuent à aller à la messe chaque dimanche. Ils n'ont pas rejoint le protestantisme par méfiance envers toutes écoles de pensée prédéterminée, aussi un vieux reste des guerres de religions entre catholiques et protestants : Il y a un rejet du sectarisme religieux menant à la guerre, sectarisme rejeté tant dans le catholicisme que dans le protestantisme. La méfiance anti-cléricale y est très prégnante depuis la révolution française.

Il faut dire que, dans les sondages la plupart se disent néanmoins encore catholiques par tradition, même s'ils ont largement pris leur distances avec le Vatican. Ainsi ils sont 51% à se réclamer du catholicisme, mais parmi eux 15% doute de l'existence de Dieu, et 9% déclarent carrément ne pas croire en Dieu !

De fait, en France depuis la révolution, la morale est affaire de citoyenneté plus que de religion. Le mysticisme est politiquement une affaire personnelle qui ne doit pas troubler l'ordre publique.

Cette idée du sentiment personnel religieux l'a amené à passer au second plan : On se contente d'essayer d'être quequ'un de bien en gérant ses affaires bien terrestres, et cela devrait suffire à s'accorder le regard indulgent d'une certaine déité.

Dans ce contexte, le rationalisme aidant, Dieu y apparaît de plus en plus comme un créateur lointain ne se mêlant pas trop des affaires terrestres, un vague mentor en matière morale qui interroge les consciences au cas par cas. C'est une figure emblématique de la morale, qui n'a d'ailleurs plus besoin d'avoir une existence réelle en fait. De plus en plus de gens se déclarent ainsi agnostiques. Seuls 36% des français disent croire en une vie après la mort. En fait le fait de croire ou pas apparaît comme une question assez secondaire, et personnelle, de la vie. Ce mouvement se retrouvent aussi parmi les juifs non pratiquants, et dans une moindre mesure les musulmans de même.

De fait, les sondages pennent à rendre compte des limites entre athéisme et agnostisme : la question de Diey est tellement secondaire que la plupart des gens ne se pose même plus la question de savoir s'ils croient ou pas, et se trouve plutôt embarassés de répondre à la question. La quesrion, en elle même, les pousse à donner ine réponse à une question qui ne se pose pas spontanément à eux, et qui les indifère plutôt. "Une intelligence supérieure existe elle ?" "Voyons voir, que je réfléchisse à la question : peut-être, peut-être pas..." On leur demanderait s'ils pense que les fourmis sont intelligentes, ils en seraient  tout aussi perplexes.

98906260_1a18b78aaf_mA l'autre bout, les athées peinent à se définir comme tels dans les sondages : Un athée serait ainsi un non croyant qui milite pour convertir les autres à cette non croyance, mais donc pas simplement un non croyant, dans l'esprit des gens. Et les athées pennent à se reconnaître dans ce militantisme qui renvoie aux guerres de religions : Vivre et laisser vivre, sans se laisser marcher sur les pieds, telle est leur philosophie.

Mais en recoupant les données,un dernier sondage donne 36% de croyants certains en Dieu, 30% d'agnostiques, et 34% d'athées.

La laïcité gère tout ce petit monde, mais le problème reste le lobbying catholique qui essaye encore et toujours d'avoir ses entrées aupès des politiciens qui ne sont pas très clairs sur la question.

Le pastafarisme

Le Monstre en Spaghetti Volant s'incrit donc dans ce contexte.

La méfiance française envers les dogmes poussent de plus en plus de gens vers cette remise en cause des dogmes purs et durs.

à moitié sérieux, à moitié ironique, cette distance vis à vis de tout intégrisme sied bien à la mentalité générale. Son seul frein pourrait être une dérive trop militante, renvoyant au spectre des guerres de religions.

commandments_smLes huit "condiments" ont beau rejeter cette tendance, l'adepte hésitant reste méfiant. Non tant que le pastafarisme devienne intégriste, mais que certaines réactions haineuses des congrégations en place ne les placent dans des dynamiques agressives. C'est le défi du pastafarien de ne pas se laisser entraîner dans les provocations, tout en assumant sa foi.

wtf_pasta_dressCeci dit, c'est bien le rejet du dogme qui fait le pastafarien au départ, mais on enregistre effectivement que de plus en plus d'adeptes qui se rendent compte à la fin de la totale pertinence de Notre Déité Céleste, et voguent ainsi dans une béatitude des plus réjouissante.

V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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