L'évesmisme s'est inscrit d'emblée dans le champ du religieux politiquement correct, et a vocation à défendre quelques positions en politique d'éducation des sciences et d'écologie.

Mais la politique n'est pas son fort : On quêterait bien quelques conseils auprès du Monstre en la matière, mais pour peu qu'il soit pompette, ou d'humeur chafouine ce jour là, "IL" nous enduirait facilement d'erreur.

Aussi chacun peut avoir ses propres Desseins Inintelligents en la matière, mais n'engage que lui-même.

De fait le pastafarien est anti dogmes par définition, et abonder dogmatiquement dans une ligne politique n'est pas sa plâtrée de Pâtes. Ceci dit il ne se désengage pas politiquement, mais si engagement il fut ce sera souvent de façon agnostique donc : Militantisme donc mais non dogmatique. Ainsi dans ce blog vous y subodorerez quelques engagements à la marge dont nous ne nous cachons pas, mais n'engage que leurs auteurs, donc à toujours relativiser par un esprit critique.

Ramen




 La politique est une religion

Durkheim a défini ce qu'était un processus religieux :

C'est ce qui fonde une communauté. Il faut plus où moins croire en quelque chose de commun, quoi que pas nécessairement à fond, il suffit que cette "croyance" fasse lien social pour ladite communauté. Il y a quelques rituels propres à créer une certaine exaltation, et un totem.

Pour le Monstre en Spaghetti Volantisme, il y a plusieurs totems : le Monstre en Spaghetti Volant, le Livre Sacré, le pirate fish, son prophète etc.. On mange des pâtes religieusement, on se salue de même, on se fait un petit facebook, etc.

Mais tout rituel qui fonde une communauté est de nature religieuse. Les supporters de football vont à la messe tous les dimanches en s'exaltant pour leur équipe par exemple.

Et la politique n'est pas en reste, elle a ses icônes, ses grands messes, voir ses dogmes. Il y eut ses idoles , ses "petit père du peuple", "grand timonier", et autres "fürher"(guide), dont il ne fallait pas badiner avec leurs dogmes, et leurs bibles : "Le capital", le "petit livre rouge", "Mein Kampf". Mais que penser des primaires américaines : de vraies grands messes.

La République, les valeurs sacrées de la nation pour lequelles on trucida à grande échelle sous son totem : son drapeau. La démocratie elle même est une religion à laquelle on croit (ou pas) avec ses grands messes rituelles régulières.

Alors que vient faire le Monstre Spaghettien Volant là dedans ? Et bien comme vis à vis de toute religion, son dogme premier est le rejet du dogme.

Qu'on croit au libéralisme, au socialisme, au marxisme, très bien... à condition de savoir prendre ses distances par rapport aux dogmes. Le paradis prolétarien, soit mais pas à n'importe quel prix : On ne suivra pas aveuglément les consignes du parti si celles-ci doivent conduire à des folies et absurdités quasi religieuses ; Pour le libéralisme de même, les dogmes ne doivent pas en être religieusement suivis au prix de souffrances inacceptables.

Les conseils du MÔnstres en la matière : Prenez d'abord un bon repas spaghettien bien arrosé, ça pose les choses : Ensuite essayer de ne pas perdre votre bon sens, de viser les bonnes choses de la vie. Essayez d'insufler cet esprit en permanence dans votre "religion politique" quelle qu'elle soit, et si certains de vos compagnons de route commencent à y aller de leurs couplets grandiloquents sur le bon esprit à y adopter, rajoutez en une bonne louche absurde dans son sens au nom de notre Sagacité Omnipotente Ivrougnesque.

En gros : Pas de dogmes intangibles confinant à l'absurde (sauf à les parodier), et pas de culte de la personnalité, mais c'est comme vous le sentez. Notre ligne oscille plutôt entre humanisme plus ou moins sérieux sur fond de satire du culte politiquement correct. On peut s'adonner au culte de la personnalité et des dogmes à fond d'ailleurs en y prenant notre pied comme vis à vis du Mônstre, avec ce je ne sais quoi de chafouin... Juste de quoi perdre la tête pour ses idées et ses valeurs, mais en sachant ce qu'il en est exactement de l'utopie pour qu'elle reste toujours vivante mais... bonne vivante, en se gardant de ses dérives tragiques...

Râmen         (enfin ce que j'en dis... quand je vois ce que je vois, que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense)




Que Toujours Vive Ton Utopie et Ton Indignation

 Deux livres essentiels en ces temps troublés

"Mon utopie" (de à quoi bon à pourquoi pas) de Albert Jacquard (ed. Stock) ; tous les livres de Jacquard sont à lire...

"Indignez vous !" de Stephane Hessel (ed. Kindle)

plus ancien et plus noir :

"Les poules préfèrent les cages" de Armand Ferrachi (ed. Albin Michel)

Video - Cette merde doit cesser




 Néanmoins, méfions nous des contrefaçons.

le_pen_1Ainsi Mr Le Pen a eu sa période pirateque en arborant fièrement son eye-patch, laissant ainsi croire en de profondes convictions religieuses. A l'époque 99,9 % des pastafaris se seraient laissés abuser par ce stratagème (ah ! on me dit dans l'oreilette que ce chiffre aurait été grossièrement remanié par Touché Nouillu sur le sondage, com'd'hab) : Un score qui a toujours bien sied aux partis totalitaires.

Néanmoins, il a très vite renié son passé piratesque en dissimulant son oeil borgne : ce qui a pas mal irrité Notre MOnstruosité Flibustière. Aussi certains Pastafaris se sont-ils posées quelques questions sur la profondeur de sa Foi, et se sont détournés de son message politique.

Dernièrement, le "Front National" a clairement fait table rase de son pseudo passé piratesque en renvoyant son leader aux spratontins, et a placé sa fille à la barre.

Son prénom, Marine, pourrait encore faire illusion auprès de quelques Monstre en Spaguetti Volant-istes, mais disons le tout haut, il fait plus référence à la Marine Nationale qui combat les pirates en Somalie actuellement, qu'au glorieux passé corsairique de cette dernière.

D'ailleurs son slogan de campagne, "la vague bleue marine", fait plus référence aux colères du Monstre contre le déclin des pirates, voir les derniers tsunamis, qu'à une adhésion à ce type de thèse politique.

Aussi, Pastafaris, ne vous laissez pas abuser plus longtemps par ces contrefaçons : Le Front National n'a rien de pastafariesque. Certains  politiques de droite ont cru bon de copier son discours pour tenter de rallier la communauté pastafarique, mais ça fait belle lurette que cette dernière n'en est plus dupe.

Ils feraient mieux de retourner aux fondamentaux : remise en cause de la laïcité au profit d'une théocratie pastafariste, abandon de la loi ADOPI pour les pirates de la toile en costumes consacrés, etc... Ah mais !




 Droite / Gauche : Quésaco ?

Pour choisir, il faut savoir de quoi on parle.

Le clivage droite/gauche n'est pas toujours très lisible, d'autant que parfois on se demande bien ce que font certains politiques dans tel ou tel camp, à priori à l'opposé de la ligne qu'il défende.

Donc nous nous proposons de balayer quelques valeurs qui courent ici ou là dans ces courants pour éclairer quelques aspects de leur dynamique et mieux les comprendre. Où l'on verra que les choses ne sont pas si simples dans chaque camp qui n'hésitent pas à les prendre à contre pied parfois.

1. Opposition Elites / peuple ?

Théologiquement la Droite serait plutôt théiste : Rien de mieux qu'un être supérieur pour diriger le monde. Le peuple est incapable de prendre les bonnes décisions, autant mettre aux affaires les élites, et  mettre un Homme "providentiel à poigne (voir une Tatcher ou Marine) à la barre.

La Gauche est plutôt athée : Il n'y a pas d'intelligence supérieure qui apporte son salut au peuple, à chacun de s'informer sur comment s'en sortir par soi-même et faire valoir son point de vue ainsi. Le quidam lambda adonc son mot à dire dans la conduite politique. Le catholicisme est ainsi plus à droite que le protestantisme ou l'Islam qui veulent que le croyant interprète la volonté divine par lui-même, mais l'athée est encore plus à gauche puisqu'il n'y a ps de volonté supérieure qui tienne.

Nota Bene : Les soviétiques se voulaient de gauche par le pouvoir des soviets, mais finalement ont gouverné par leurs élites apparatchiques... Donc bien à droite (la chine Idem, sauf sur l'économie et encore). Et certains à droite n'hésitent pas à naviguer au son des sondages d'opinion. Aussi le populisme de droite prétend ramer dans le sens de la volonté populaire, mais en se dotant d'un chef en général (retour aux fondamentaux quand même)

En règle générale tout parti politique se dotent de leaders qui ont leur propre idée (donc de droite, même à gauche). Et donc tout citoyen qui vote est de gauche (même s'il vote à droite), car il tient à faire valoir son opinion face aux élite par là.

La démocratie est d'ailleurs fondamentalement de gauche (la gauche américaine se dit démocrate), le peuple préférera souvent l'alternance à la continuité, pour bien faire valoir aux élites politiques que c'est lui qui choisit in fine... et qu'il ne s'inféode à personne.

En gros, plus un parti fonctionne dans une concertation élargie dans la recherche de compromis viables, plus il est à gauche, plus il fonctionne autour de rares "experts ou pseudo-experts" élitistes qui n'ont cure des critiques exogènes, plus il est à droite.

b. Nostalgique ou iconoclaste ?

Théologiquement, la Droite est plutôt nostalgique : elle croit en un paradis perdu par nos péchés, et que l'on retrouvera dans un futur lointain si l'on sait retrouver le chemin de la vertu. Elle est toujours en quête, par là, d'un passé idylique révolu par un péché originel venant d'un manque de rigueur morale. Elle est toujours en quête de valeurs perdues, d'un passé idylique mais révolu (la droite anglosaxonne se dit ainsi conservatrice - des valeurs). Son idéal est le retour au ventre maternel, et il voit son avenir dans le retour en ce passé idyllique, pourtant perdu à jamais.

La Gauche, plus athée donc, procède de l'idée d'un passé misérable de néandertalien dont on s'émanciperait par le progrès des connaissances. Elle est tournée vers une idée de progrès iconoclastes qui remettraient en cause nos anciennes connaissances et valeurs qui en découlent, vers une évolution qui irait toujours plus de l'avant en terme de progrès constants.

En termes oedipiens, la droite se soumet à l'autorité des anciens, là où la gauche remet en cause cette prétendue sagesse ancestrale.

Là encore les choses ne sont pas si claires, Sarkosy a fait campagne sur la rupture avec les anciennes valeurs de la droite en mettant le cap sur une modernisation de l'économie française (après ce qu'il en fit est une autre histoire : ainsi il revendique les anciennes valeurs chrétiennes de la France, et prône les vertus ancestrales du travail). Et la gauche sait aussi parfois faire l'éloge des vertus républicaines d'un autre âge, et paradoxalement parfois l'idée d'acquis sociaux peut finir par devenir passéiste. Ceci dit en terme de progrès, dire qu'on veut moderniser la France en l'alignant sur le manque d'acquis sociaux des autres acteurs de la mondialisation est pour le moins paradoxal, alors même que ces autres partenaires voient en ces acquis sociaux la modernité en laquelle ils aspirent. Dire qu'on fait une pose dans la modernité, pour laisser le temps aux autres de nous rejoindre (compétitivement) est une chose, dire que c'est moderne de revenir dessus est un contre sens.

Bref plus un parti se revendique de valeurs passées perdues, plus il est à droite, plus il prône la refonte des vieilleries passéistes, plus il est à gauche.

Ceci dit, l'iconoclastie peut conduire à un désastre qui casse tous les acquis du progrès en remettant en cause ce qui a marché par le passé, pour se lancer dans une utopie hasardeuse : L'idée de progrès peut ainsi aboutir à la perte des acquis de ce même progrès, donc à un stade de progrès antérieur et inférieur. Toute remise à plat suppose une ressession initiale, qui peut s'avérer payante à terme... ou pas !

c. Révolutionnaire ou réformiste ?

Dans cette démarche iconoclaste, à laquelle souscrit néanmoins la Droite quand même, la gauche serait plus révolutionnaire : A savoir qu'elle casserait plus volontiers les codes en en faisant table rase.

Mais là, c'est encore plus flou. D'abord la bourgeoisie a très bien su tirer profit de la révolution française en prenant la pouvoir à la noblesse (la révolution était surtout là). Et encore une fois Sarkosy a su faire campagne sur le thème du "faire table rase du passé". Et l'extrème-droite ne dit pas autre chose, même si c'est pour revenir à un "paradis rigoriste" pré-révolutionnaire.

De l'autre coté, les socialistes rompent avec l'idée de révolution communiste, il s'agit plus pour eux de prendre ce qui marche dans le capitalisme, en réformant au coup par coup ce qui peut l'améliorer socialement. Bref, ce sont de parfaits réformistes. Mais soyons clairs ils rejoignent en cela une bonne partie de la Droite "paternaliste" qui considèrent que le progrès social est un facteur de moralisation de la société (les favelas, c'est pas terrible).

L'idéal en sorte serait du révolutionnaire expérimental à petite échelle, ponctuellement, en apoint au réformisme pour tester dans l'utopie ce qui est viable ou pas. On expérimenterait dans telle ou telle région certaines utopies voir si elle sont viables : Si elle ne marche pas on fait machine arrière en comblant le déficit accumulé par la mauvaise expérience (par le reste de la communauté) ; Si elle marche par contre on l'étend au reste de la communauté, qui en profiterait alors. Tout le monde en sortirait gagnant, sans trop de risques globalement.

d. Alors le Monstre : de droite ou de gauche ?

1. Plan supérieur élitiste : A priori de Droite. Mais en même temps, l'élite étant une déité lamentable en soi, ce plan supérieur ne l'est point par rapport à l'humanité, et lui étant semblable en bien des points ne vaut guerre plus qu'elle : l'élite Mônstresque n'est point tant un idéal supérieur sur qui compter, qu'un miroir de nos lacunes à combler. Au peuple de se déterminer donc plutôt que d'attendre une solution "d'en haut" : A gauche donc plutôt.

2. Nostalgie : L'humanité n'a jamais été préalablement au paradis et n'en n'a pas été chassé par manque de morale. La morale n'est d'ailleurs pas requise pour y accéder. Le paradis est bien un avenir, mais inconditionnel : il viendra naturellement. Néanmoins sur terre, il nous faut revenir à une morale piratesque nostalgique... Enfin question iconoclastie, le Monstre se porte plutôt bien. Plutôt à gauche donc avec une petite pointe à droite.

3. Révolution : le coté "bonnes choses de la vie" l'ancrerait dans le réformisme, mais le coté piratesque inciterait plutôt à l'aventure utopique. Ceci dit l'idée d'un MOnstre en Spaghetti Volant est bien réelle, et n'a rien d'utopique.

V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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