Bon nous n'arrivons plus à suivre l'actualité voir notre Facebook > ICI <

En ces temps d'attentisme républicain, où nous ne savons encore quels renoncements, ou non, vont bien pouvoir concéder les socialistes à des confessions remontées à bloc par la période "Sarko-Buisson", allons voir nos relations diplomatiques avec les nouvelles démocraties arabes fleurtant avec l'extrémisme islamique

Hollande reçoit le nouveau Président Tunisien

en grandes babouches

Alors la démocratie est un moindre mal, certes, mais ce ne veut dire que ce qu'elle décide majoritairement soit forcément bien (rappelons nous que l'allemagne s'est donnée au nazisme démocratiquement).

Deux épisodes tunisiens

1.  Voici un an, un cinéma diffusait "Persépolis" un film d'une Iranienne assez critique sur l'Iran théocratique (et sur l'occident aussi), où, malheur et damnation, Dieu était représenté physiquement (barbu dans les nuages dans des rêves), ce qui est interdit en Islam.

Remarquons que l'Islam reconnait au moins les religions du livre (chrétienté, judaïsme), qui eux ne sont pas soumis à priori par le tabou (Allah non, mais Dieu ou Yavhé, pourquoi pas par leurs croyants).

Bref le cinéma fut saccagé par des un groupe de fanatiques, qui portèrent plainte de surcroit pour manque de respect à la religion.

Bon, que les cons soient cons c'est normal... Mais le gouvernement a immédiatement fait savoir qu'il ne convenait pas de se montrer irrespectueux envers la religion. Excusant de Facto l'exaction des intégristes, et donc toute autre ultérieure.

De plus, la plainte déposée aboutit à une condamnation du propriétaire du cinéma à payer 1 200 euro d'amende : c'était assez symbolique mais signait malgré tout un délit de blasphème pas très précis dans les textes *. Mais surtout ça enfoncait le clou sur la légitimité des intégristes à s'en prendre à tout ce qui les dérange.

Episode 2. Depuis les Sales-afistes insultent et menacent, souvent de mort même, tout ce qui ressemble à un artiste en Tunisie.

Episode 3. Le 10 juin 2012 Une exposition sur le printemps des arts (et pas arabe) se tenait à Tunis. Un huissier (!) entre dans l'exposition et exige que 4 oeuvres soit décrochées dans la journée ! Il prend des photos.

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Une des oeuvres présentait une évocation de lapidation avec une inscription (gloire à Dieu), rien qu'une appologie de la charria en somme (pourquoi y voir malice ? à moins de ne pas en être fier) **.

Là où l'affaire se complique, c'est que ces clichés se retouvent tantôt retouchés dans une mosquée intégriste puis sur internet. Et quand on dit retouchés, on peut même parler de pur montage provocateur mensonger dans la mesure où, par exemple un des clichés représente un string rouge (repiqué sur une pub internet) apposé concommitamment sur un tableau représentant l'ascension de Mahomet (tableau actuellement au sénégal) : Oeuvre virtuelle donc montée de toute pièce par les extrémistes.

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La nuit même l'exposition est vandalisée par les intégristes, et dès le lendemain, le ministre des affaires religieuses condamne les oeuvres sans même s'être donné la peine d'aller voir de quoi il ressortait.

Dans les mosquées les Imams appellent au lynchage des artistes pour aposthasie (renoncement à la foi Islamique !). Un mort, des blessés, des tribunaux, postes de police, administration incendiés.

Notons que ce n'est plus tant les oeuvres religieusement critiques qui sont visées (une seule eu pu en être accusée), mais bien l'expression artistique dans son ensemble en la faisant passer pour ce qu'elle n'est pas en en fabriquant de pseudos copies mensongères pour les dénigrer.

Le procédé est classique : Hitler n'a-t-il pas accusé les polonais d'avoir attaqué un poste frontière pour les envahir.

print ELCHICOTRISTE-TUNISIE

Pire, notons que l'appel au meurtre pour apostasie est grave : Il signifie bien que tout Tunisien est préssupposé musulman et que toute personne qui s'écarte du droit chemin islamique peut être accusée de renoncement à la foi et punie de mort. Encore une foi_ , ce n'est pas la position du gouvernement, mais à force de conforter les agissements des salafistes et autres fondus d'Allah, ils ont d'ors et déjà créé une situation hors contrôle.

L'ex tunisie était laïque, celle-ci ne sait visiblement plus ce que cela signifie : Ne pas troubler l'ordre publique pour des histoires de religion. Ainsi le 1er saccage du cinéma eut du être condamné moralement et judiciairement, quitte à condamner aussi le cinéma pour provocation (* ?) au pire. Les menaces et insultes aux artitstes devraient être sévèrement réprimées de même, quitte à les condamner pour provocation (* !?) idem. Force doit rester à l'état : Ce ne sont aux religieux à se faire justice eux même, sinon on quitte la démocratie pour une théocratie de fait... La Tunisie file vraiment un trés mauvais coton (plus encore que l'Egypte, mais ne préjujons pas). Ainsi, le gouvernement Tunisien élu se laisse-t-il bouffer par une propagande totalitaire religieuse.

Alors notre bon Président assure la Tunisie de son soutien économique de la France laïque, et invite les français à faire de même en allant en vacances là bas. Est-il aveugle, neutre ou pragmatique ? La France n'a pas à se méler de politique intérieure tunisienne, soit, mais n'a pas non plus à soutenir un pays en décrochage totalitaire imminent. Sauf à considérer que la lâcher maintenant ferait le jeu des intégristes précisément qui ne demandent que ça : couper les ponts avec l'occident pour mieux faire main basse sur le pays.

Donc soyons pragmatiques : soutenons la Tunisie pour éviter qu'elle ne bascule ? Ceci dit le soutien peut s'agrémenter de quelques conseils appuyés. Après tout investir soit, mais pas dans une situation hors contrôle : Quelques contreparties sur la façon de garantir la démocratie face aux visées totalitaires, fussent-elles religieuses ne seraient pas de trop.

La prochaine fois que vous passerez par votre agence de voyage, commencez donc par dire que vous comptez aller en Tunisie (même si ce n'est le cas), mais faites part de vos grandes inquiétudes sur les dérives islamistes, et finalement optez pour votre destination de choix initiale (compris Tunisie pourquoi pas ! mais la Lybie porterait le coup de grâce). Ainsi les agences de voyages relayerons vos inquiétudes auprès des prestataires tunisiens qui ferons valoir au gouvernement que trop de laxisme auprès des religieux est mauvais pour l'économie du pays.

Si vous aimez la Tunisie, c'est le moment de l'aider économiquement, et accessoirement si vous ne connaissez pas, c'est peut-être une des dernières occasions de visiter ce pays libre et ouvert avant qu'il ne périclite.

Comme quoi le pastafarisme ne consiste pas toujours à raconter des histoires de Spaghetti.

Ramen

* En démocratie pour condamner, il faut d'abord que le délit soit précisément définit par la loi pour laisser le moins de marge possible à l'abitraire judiciare d'un coté, et prévenir le quidam à l'avance de ce qui est précisément interdit ou pas (visiblement on est encore dans le flou artistique, c'est le cas de le dire, laissant toute latitude à l'arbitraire).

** On ne demandera pas aux fanatiques d'être cohérents, mais aux intégristes intègres par définition si ! Sur l'évocation de lapidation : Ou bien ils revendiquent l'application littérale de la charria, et dans ce cas leur position sur l'oeuvre ne peut-être "Gloire à Allah ? Effectivement la charria est à la gloire d'Allah, et nous assumons" et considère que l'oeuvre ne contredit pas leur position : "Et alors ?..." en somme. Ou bien ils ne sont pas strictement d'accord avec l'application de la charria sur ce point, et ils devraient alors se ranger au coté de l'artiste pour dénoncer ce type de pratiques archaïques


 Dernières nouvelles : Après les arts c'est le journalisme qui est attaqué en Tunisie : Les journaux  "Essabah" et "Le Temps", anciennement propriété d'un un gendre de Ben Ali se sont vus attribué un nouveau directeur dans des conditions contreversées, Lotfi Touati, qui veut imposer une ligne éditoriale qui prend ses ordres auprès du parti islamique "Ennahda" actuellement au pouvoir.

De nombreux médias publics, notamment des chaînes télévisées et des radios, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Reporters Sans Frontières (RSF) et des ONG locales et internationales ont dénoncé cette mainmise du nouveau pouvoir islamique sur ces média.

En outre, la chaîne de télévision "Ettounsiya" a du interrompre la diffusion d'une émission de satire politique de " Guignols" de l'info, et son directeur, Samir Fehri soutenu par le SNJT, a été incarcéré  le 24/8/12 prétendument pour corruption à la "Poutine".





L'humour doit-il être sacralisé ? nov 2011

 Charlie_HebdoL'attentat contre Charly Hebdo pose le problème : A-t-il franchi la ligne jaune ?

Débat organisé sur la chaine parlementaire à l'appui... lamentable : Aucun pastafarien n'y était invité comme d'hab. !

Analysons : Le sacré, ce n'est pas seulement la religion en soi, c'est aussi toute valeur sociale sacrlisée. Les valeurs sacrées de la république, intouchables ; Une pseudo identité nationale sacralisable ; la sacralisation de la science, etc..

Alors en France, le droit à l'humour satirique est intouchable, assimilé au droit à la critique constructive. Doit-on pour autant le sacraliser ?

Il y a une nuance importante entre droit d'existence et sacralisation. En matière laïque, les religions ont droit d'existence, mais pas à la sacralisation : Le blasphème n'est pas reconnu (sauf en Alsace Loraine), et l'on peut critiquer Charlie_Hebdo_couverture_8_novembre_2011les religions, voir se moquer de leurs travers. D'ailleurs, même les cathos ne s'en privent pas à l'occasion depuis des siècles.

Pour l'humour satirique, il en va de même, il ne s'agit pas tant de le considérer comme intouchable, et le débat sur LCP en est la preuve, mais de lui accorder droit d'existence. L'humour, l'art ont droit de cité, mais on peut les critiquer, les fustiger même, mais sans remettre en cause leur droit d'existence intrinsèque.

Les religieux ont droit de réponse critique sur l'humour : A eux de se montrer plus convainquants que les humoristes critiques. C'est un combat idéologique normal en démocratie, mais débat ne signifie surement pas interdiction d'expression du camp adverse par manque d'arguments valables à opposer en face.

Y a -t-il une ligne jaune ?______________________

En matière religieuse il y a une ligne jaune : c'est le sectarisme. Ce sectarisme se caractérise précisément par l'interdiction de remettre en cause, ne serait-ce qu'à minima, une ligne idéologique sacralisée. C'est donc aussi une interdiction formelle et systématique d'aborder des points de vue critiques exogènes. Même les catholiques remettent en cause certains points de la théologie vaticane, et ont même parfois gain de cause (Cf. préservatifs).

Alors le jour où l'humour satirique pronera l'interdiction de droit de réponse à ses attaques pour blasphème aux valeurs "sacralisées" de l'humour on pourra parler effectivement parler de sectarisme. Mais c'est impossible.

Pourquoi ? Supposons qu'il en soit ainsi, resterait toujours aux religieux la possibilité de répondre par l'humour à la critique satirique. Les satiristes ne pourraient interdire ce type de droit de réponse du fait même de la sacralisation de la pratique de l'humour en elle-même.

ligne_jaune

D'où l'humour satirique est en soi insacralisable de par sa nature intrinsèque.

Ouf, le Pastafarisme a eu chaud sur ce coup là ! De fait l'humour pastafarien est son propre pare feux aux dérives dogmatiques et sectaires. Et le Monstre Spaghettien Volantisme tutoie la ligne jaune sans jamais la franchir : CQFD. ->

Humour blessant ?

Les puristes nous font remarquer que l'humour peut être blessant, voir ostracisant. Il y a un humour raciste qui rabaisse le camp adverse en appelant à la haine de l'autre, mais la démocratie a tout de même interdit l'incitation à la haine raciale (sectaire en soit). Alors oui, la ligne jaune sectaire ne doit jamais être franchie, mais elle n'est pas toujours claire.

Ainsi fustiger l'Islam, les croyances (religieuses ou profanes) est-il sectaire ?Anti_FSM

Oui et non :

Oui si cela tend à interdire leur expression, et à ostraciser les personnes, spécialement celles qui n'abondent pas dans le sectarisme d'une partie de leur communauté.

Non, si il se situe au niveau du débat d'idée. Le débat d'idée peut être blessant quand on remet en cause une ligne directrice de raison d'existence, mais encore une fois faudrait-il que ces "lignes de vie' n'invalident pas elle-même les lignes d'existence d'autrui de façon sectaire. Le débat se doit donc d'être éclairant et non gratuitement blessant : La blessure morale y est inévitable, mais ne se doit d'en être le but... Il s'agit de garder en ligne de mire le caractère éclairant de l'argumentaire, quite à blesser.

On peut essayer d'y mettre quelques formes de ce coté, mais un des arguments du débat consiste parfois à jouer sur la corde sensible "Tu ne peux dire quoi que ce soit de blessant à mon encontre". Argument falacieux tant que dire qu'on ne croit pas en la même chose puisse remettre en cause douloureusement la croyance de l'autre par définition. C'est un aléas incontournable du débat qu'il faille assumer, sauf à critiquer les pirates, il y a des limites tout de même.

Responsabilité ?

Un autre argument en est la responsabilité de l'humoriste. Certains essayent de leur coller sur le dos les rétorsions des intégristes sur les populations chrétiennes en terre musulmane, les attaques d'ambassades, etc..

FSM_Ath_eMais soyons clairs, ces attaques sont soigneusement orchestrés par des mouvements extrémistes qui pratiquent la politique de la prise d'otage, et ils ne sont pas forcé d'y abonder : c'est leur responsabilité de choisir une telle tactique qui les invalident d'ailleurs idéologiquement : s'en prendre à des chrétiens pour les "péchés" des athées ?

Doit-on céder au preneurs d'otages ?

Le gouvernement norvégien doit-il foutre à la porte les musulmans parce que leur présence blesse les intégristes chrétiens, menaçant d'attentats ? Au demeurant les intégristes islamiques s'en sont pris aux chrétiens en Egypte après la révolution sans aucune provocation occidentale (qui ont ramés dans le sens de la révolution égyptienne de surcroit). Donc, les intégristes n'ont guère besoin de provocation pour s'en prencre aux minorités au jour le jour, ils instrumentalisent simplement les débats occidentaux dans leurs visées sectaires afin d'y mettre un petit coup d'accélérateur à l'occasion. A la limite ces petits coups d'accélérateur ne font que mettre en lumière leur sectarisme rampant par ailleurs, qui aboutirait aux même effets sur le long terme sans qu'on s'en apperçoive. Au moins là, c'est clair.


 

Charlie Hebdo (Suite)

religion tabou

De la liberté d'expression ?

Il semble clair que la liberté d'expression de "Charlie" ne soit pas remise en cause, heureusement !

Le débat porte plus sur le "timing" prétendument irresponsable de ses dernières caricatures du prophète alors que les musulmans extrémistes s'embrasent sur la sortie d'un "navet" cinématographique, "L'innocence des musulmans", d'un ressortissant américano-copte intégriste et escroc à ses heures.

Est-il bien besoin de jeter de l'huile sur le feu ? en gros.

La vie de dizaines de personnes est en jeu tout de même...

Alors première chose, comme indiqué dans notre premier article (en bas de page), la provocation est avant tout celle des extrémistes islamiques, et nous ne ferons pas l'amalgame avec l'immense majorité des musulmans modérés qui ont droit à tout notre respect.

Comme nous venons de le voir pour la Tunisie (voir au pakistan pour le blasphème), ces fanatiques n'hésitent pas à monter de toutes pièces de faux blasphèmes pour faire monter la mayonnaise. Avec ou sans provocation initiale réelle, et des coptes ont été agressés en Egypte bien avant la provocation de notre trublion américain sans aucune raison. Alors, tant qu'à être accusés et ostracisés pour blasphèmes et non orthodoxie, autant que ce soit pour de bonnes raisons, et revendiquer ce droit au blasphème où il peut encore s'exprimer.

Oui mais c'est pas le moment. On serait tenté de dire qu'avec les provocations fantasmagoriques des fanatiques, ce ne serait désormais jamais plus le moment : C'est le pari de ces extrémistes.

Ce n'est peut-être pas la peine de leur apporter de l'eau à leur moulin, mais leurs moulins s'alimentent dorénavant fort bien tous seuls par le montage de faux blasphèmes s'il le faut. Alors syndrôme munichois, finlandisation, doit-on jouer tactique dans la modération en sachant qu'en face on cherche à pousser le bouchon toujours plus loin, ou doit-on abonder dans l'affrontement brutal recherché en face ?

critique islam

Eh bien peut-être bien les deux mon général... Que les gouvernements appliquent des politiques d'apaisement est évidemment une bonne chose, mais qu'ils réaffirment leur soutien à la liberté d'expression chez eux aussi. D'un coté ils peuvent ainsi se montrer respectueux des pays musulmans et leurs traditions (chez eux), et de l'autre laisser leurs ouailles et média libres de commentaires moins affables à leur encontre. Perso je suis plutôt pour la jouer finement et tactique en contournant les provocations, pour débattre sur le fond... mais en même temps je serais toujours là pour défendre la liberté d'expression, fut-elle innoportune stratégiquement, voir dangereuse... Parce que stratégiquement rien ne tiendrait plus si on commençait à rogner sur ce fondammental : Je ne dirais jamais que "Charlie" devait absolument le faire, mais que dénier son droit parqu' irresponsable serait encore plus irresponsable à terme : Ca reviendrait à dire que le gouvernement Tunisien a raison de répéter à qui veut l'entendre que ce n'est pas bien de faire des oeuvres artistiques critiques sur la religion, exitant ainsi dangereusement les plus bas instincts des fanatiques.

ChHebdo_530x339"Charlie" fait donc oeuvre salutaire en démontrant que le terrorisme n'a pas de prise sur la liberté d'expression. Idem "Youtube" et la justice américaine ont réaffirmé ce droit malgrés les menaces, quel que soit l'inconsistance de la provocation d'ailleurs.

Oui mais bon, ce fameux timing ? Justement, c'est au moment où les fanatiques affirment le plus leurs prétentions à imposer leur coercition sur les esprits, y compris occidentaux, qu'il faudrait leur opposer un non catégorique. Merci Charlie.

Irresponsable ! Et les ressortissants français dans ces pays ? En Tunisie les sales-afistes peuvent terroriser les artistes, mettre à mal les journalistes, et dans les pays arabes menacer les chrétiens régulièrement, mais pas touche aux français donc. Non ! si on va dans des contrées fanatisées, on sait où on met les pieds : On ne peut en faire l'impasse en demandant à la société française un silence radio pour mieux passer à travers les gouttes. Ce serait dire que la société française doive faire profil bas devant l'extrémisme y compris chez elle, au risque que le fanatisme y prenne ainsi ses aises.

Et n'oublions pas que "Charlie" est en première ligne : Ses locaux ont été incendiés après ses précédentes caricatures et son directeur ne peut plus se déplacer sans protection policière depuis un an. Alors les menaces sur les expatriés valent autant sur les autoctones et "Charlie" que sur eux. Oui mais quand même, ils sont innocents de ces "provocations" eux : Eh beh oui, c'est le propre des extrémistes de s'en prendre aux innocents, et si le gouvernement et ces expatriés n'arrivent à faire valoir cela aux fanatiques et pays concernés, alors il faut qu'ils en tirent les conséquences en y vivant prudemment, ou en rentrant.

Ce d'autant que lâcher du mou au terrorisme fanatique en Occident, c'est lui donner d'autant plus de prestige dans ces pays, et tôt ou tard cela se fera sentir sur ces expatriés et en occident, provocations ou pas.

Soyons clairs, les modérés de ces pays attendent aussi de voir comment la liberté d'expression chez nous peut encore faire rêver chez eux, et faire modèle pour leur société.




 Ah ben quand même : Une réponse du berger à la bergère, intelligente et éclairée (et totalement proportionné à l'attaque idéologique initiale).

EL WATAN répond à Charlie par des contre caricatures.

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Le quotidien égyptien "Al Watan" a décidé de répondre cette semaine aux caricatures publiées dans l'hebdomadaire français "Charlie Hebdo" la semaine dernière par des caricatures critiquant les relations entre le monde arabe et l'Occident.

Mohamed El Barguti, journaliste à "Al Watan", a expliqué mercredi à l'agence Associated Press que ces dessins étaient "un modèle de réaction civilisée à tout ce qui s'est passé". Le quotidien a voulu proposer une alternative pacifique aux protestations violentes qui ont secoué le monde musulman après la découverte sur internet du film islamophobe "Innocence of Muslims" (innocence des musulmans), produit aux Etats-Unis.

el_watan_cartoonsLà comme ça le dialogue peut s'intaurer. Non seulement la réponse est proportionnée, mais aussi nous informe plus finement sur le regard qui est porté sur nous en retour. On ne demandera pas à ces caricatures d'être plus ou moins pertinentes que leurs homologues, l'important est dans le dialogue amorcé.

Bon visiblement ils répondent plus à l'idéologie américaine (vécue comme prototype occidental ?), qu'à charlie en perticulier, Car charlie fait de l'anti cléricalisme tous azimuts et pas spécialement plus islamophobe que christianophobe qu'ils renvoyent dos à dos... Donc pas plus anti oriental qu'anti occidental d'un point de vue religieux.

el_watan_cartoons3Alors l'intérêt est aussi autre : A partir du moment où les orientaux commence à faire des caricatures sur nous, ils vont commencer à prendre goût aux caricatures : ce qui ne peut être une mauvaise chose intrinsèquement.

La logique veut qu'une caricature ne prend pleinement sa valeur que lorsqu'un s'en prend à un tabou sociétal... Et caricaturer l'occident n'est pas un tabou las-bas. Donc ces caricatures ne vaudront pleinement que lorsqu'elles se juxtaposeront à des auto caricatures de leur propre société. C'est toute la force de la caricature occidentale, Charlie, Plantu et les autres n'ont jamais hésité à donner dans le dérangeant anti occidental. Ce qui dédouane leurs cariracatures anti orientale d'un parti pris à priori.

Mais pas de précipitation, Un premier pas a été franchi et on s'en réjouit.




 Question subsidiare :

Les musulmans modérés en ont marre de passer pour des barbares donc

 français en particulieret renforcer ainsi leur stigmatisation

De l'intérêt de ne pas faire d'amalgame : les français musulmans et laïcs ne sont pas plus responsables du manque de laïcité dans ces pays que les expatriés français ne sont responsables des facéties de "Charlie" : Soyons donc plus responsables que les fanatiques d'en face. Montrons leur donc notre solidarité, non sur les caricatures mais sur la stigmatisation que pourrait leur attirer les exactions fanatiques étrangères.

Alors ils vivent les caricatures de "Charlie" comme en rajoutant une couche dans le contexte actuel : une incitation supplémentaire à une discrimination déjà assez pesante comme ça.

Je leur dirais : "bienvenus dans la laïcité". Oh, ce n'est pas une boutade mais très sérieux. Une forme sournoise de racisme consiste à laisser s'encanailler sans rien dire les minorités de peur de les stigmatiser : Ne pas dire "voleur" à un chapardeur sous prétexte qu'il est magrébin, c'est lui signifier en sorte que ce serait dans l'ordre des choses pour lui, alors même qu'on hésiterait pas à le dire à un souchard (français de souche) parce que c'est pas digne d'un bon citoyen.

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"Charlie" n'a jamais ménagé les catholiques et leurs symboles, en en rajoutant même deux couches lorsque ceux-ci se trouvaient en difficulté (Cf. : prêtres pédophiles). Ils n'ont jamais hésité à les stigmatiser alors, au contraire. Finalement, ils sont paradoxalement à l'opposé d'une stigmatisation "raciste" dans ces caricatures mahometaines : Ils agissent envers les musulmans exactement comme envers les catholiques, sans distinction. Les musulmans se sentent blessés, stigmatisés, on comprend mais c'est le jeu démocratique de la liberté d'expression : ils ne sont pas plus blessés ou stigmatisés que les catholiques en leur temps.

En sorte, ils sont traités à égalité, et les ménager serait faire du racisme paradoxal.

 

jésus homo

Patrick Timsit avait fait une mauvaise plaisanterie vis à vis des trisomique dans un sketche, et un groupement d'handicapés avait salué favorablement cette initiative, au motifs qu'on se moquaient d'eux comme toute autre personne normale, se disant plus rabaissés par la commisération bienveillante des bien pensants, en en rajoutant une couche ainsi sur le fait qu'ils n'étaient pas  "normaux". Cette mauvaise plaisanterie les ramenaient dans le champ de la mauvaise plaisanterie ordinaire, c'est à dire comme les autres.

Eh bien, pour les musulmans je propose qu'ils le prennent comme une promotion : Leur religion est considérée ainsi comme une religion "normale", traitée à égalité de férocité.

Objection votre honneur !

Les cathos ne sont pas la proie du racisme, alors attaquer les musulmans ainsi fragilisés n'est pas propice à leur implantation républicaine : On en revient au racisme paradoxal. C'est comme dire qu'on ne peut critiquer la politique israëlienne vis à vis des palestiniens sous prétexte d'antisémitisme, et que ça fragilise leur implatation moyen orientale.

La critique, même de mauvais goût, vis à vis de l'Islam fait partie de la laïcité : "Bienvenus dans la laïcité" donc.


printemps-arabe

 Car surtout le problème vient du manque de laïcité en pays "musulmans" (le dire ainsi pose déjà le problème), qui ne punissent pas assez sévèrement les exactions perpétrées contre les non musulmans chez eux (voir contre les sunnites ou les chiites suivant, même).

Car soyons clairs, si les musulmans se sentent discriminés en France (parfois justement même mais cela n'est pas contesté, et même combattu même si les résultats se font attendre), s'ils le sentent donc, ça n'a aucune mesure avec les discriminations confessionnelles dans les pays musulmans, et je ne parle même pas des athées.

Certes me direz vous, ce n'est à la France de s'aligner sur ces pays, mais à elle de montrer l'exemple... mais un minimum de réciprocité ne ferait pas de mal. Vous n'en êtes pas responsables, soit. Mais quand des exactions sont perpétrées contre les "arabisants" en France, voir des arabisants français à l'étranger, des protestations de français s'élèvent et réclament des solutions même si ça ne suffit toujours. 

syrie-freedom

On attend toujours que la Oumma française face entendre sa voix sur les exactions musulmanes commisent sur les non-musulmans dans ces pays : Qu'affirme la communauté musulmane française sur les fanatiques extrémistes ? Sur le génocide arménien ? Sur les condamnations injustifiées pour blasphème au Pakistan ? Sur les fraudes électorales en Iran ? Sur les lapidations pour adultère au Nigéria ou ailleurs ? Sur Al Quaïda, Akmi, et les persécutions d'athées ? La France proteste mais ça va de soi, par contre une protestation de la Oumma française et occidentale aurait un tout autre impact sur la Oumma en ses pays, voir infléchirait leurs politiques de tolérance, qui rejaillirait positivement sur l'image qu'ils revoient.

Et même si ça n'a que peu d'effet politique là bas, la Oumma française en serait bien moins amalgamée avec les mauvaises images que ces extrémismes lui donnent, voir même en sortirait grandie et honorée en cela. Oui mais c'est leur politique intérieure : Soit mais la politique intérieure soviétique n'a jamais empêché les citoyens du monde, compris parfois marxites occidentaux, de protester contre leur politique via "Anestie internationnale" ou autres... Alors...


 Enfin, je réinterpelle les délégations françaises et occidentales à l'ONU sur le vote de cette dernière sur l'Islamophobie de mars 2010 : voir page "Racisme antireligieux : Durban II"





  Le double attentat d'Oslo et d'Utoeya

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On va essayer de ne pas faire d'amalgame, mais tout de même.

Il semble que ce soit un extrémiste de la droite chrétienne intégriste qui soit à l'origine du massacre, Reprochant notamment au parti au pouvoir d'avoir "perverti l'Identité Nationale norvégienne" par sa politique d'imigration trop laxiste. *

Qu'on ne méprenne pas, je ne m'en prendrai pas aux chrétiens ici, forts contrits dans l'affaire, mais aux politiques (suivez mon regard) qui jouent avec le feu en encourageant les croyances à faire valoir leur point de vue auprès des politiques.

Mr Sarkozy, et les lobbies chrétiens d'Europe veulent une Europe chrétienne, et s'appuie en cela sur les militants chrétiens. Problème : les militants sont nécessairement les plus extrémistes. La majorité des chrétiens sont assez pastafariens en ce sens qu'ils ne demandent qu'à vivre leur foi dans leur coin sans embêter les autres avec les exigences qu'ils s'infligent à eux même.
Mais comme nous l'avons vu précédemment (voir ci avant), Mr Sarkozy et consorts s'appuient sur des personnages militants chrétiens extrémistes de l'extrême droite (Cf Patrick Buisson) pour mener leur politique moralisatrice. Soyons clairs, les cathos ne représentent que 36% de la population française, et seul 5 à 7% de ceux ci vont à la messe toutes les semaines, soit 3% de la population française à tout casser. Et encore ces derniers n'y vont pas dans des églises intégristes, mais dans des églises qui n'envisagent le prosélytisme que par l'exemplarité de leur foi et non la coercition. Que représente donc l'extrémisme chrétien dont s'inspire Mr Sarkozy et consorts ? 0,0..1 (?) de la population, rien quoi !

Précisons les deux positions,

D'un coté un prosélytisme basé sur l'exemplarité de sa propre vie,

De l'autre une coercition présupposant qu'athées     Allez Gory ! L'archange Michel Gory  

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Pastafariens et agnostiques, 64% de la population française, sont sans foi ni loi, et doivent donc être soumis à une morale supérieure et externe. Ceci puisqu'ils seraient incapables d'accéder à une quelconque forme de morale par eux même. C'est leur dénier toute capacité à avoir une morale en soi : La morale ne pourrait être que d'ordre religieux, mais pas républicain par exemple. Dans le prolongement de cette logique, il y aura toujours des puristes pour prétendre que la majorité des croyants eux même ont une moralité religieuse très relâchée face aux dogmes fondateurs ; Que donc la volonté morale d'une congrégation n'est à recueillir qu'auprès de l'élite puriste de la foi. Mais bien sûr les puristes ne tomberont jamais totalement d'accord entre eux pour définir              terrassant l'hydre de l'impureté morale exactement la pureté du dogme moral en soi. On sent bien l'impasse, et surtout les germes d'une lutte qui ne saurait être que violente pour la suprématie morale : Les uns accusant nécessairement les autres de trahir Dieu lui-même, ce qui est impardonnable en soi.

Rappelons qu'en démocratie la morale est bornée par la loi, issue des urnes, pas par les autorités religieuses ; Ce qui n'empêche nullement les croyants de faire entendre leurs voix en allant voter comme tout le monde.

Mais le problème est là, le Président de la République bafoue la Laïcité (qui prône que chacun doit vivre sa foi de façon personnelle), pour faire du prosélytisme d'état pour une chrétienté plutôt extrémiste et vaguement coercitive dans l'esprit. Et l'attentat norvégien en est la conséquence extrême : Influer sur la politique par la coercition. Rappelons que l'attentat visait à sanctionner une politique interventionniste en pays musulmans (Afganistan, Lybie), ainsi que la politique migratoire en Norvège jugée trop laxiste par lui, en en pervertissant l' "Identité Nationale".

Certes le type est un illuminé très marginal, qui ne représente que peu de chose, mais son action s'inscrit dans un contexte, qui n'est pas totalement neutre.

Alors évidemment, on n'empêchera jamais les fanatiques d'être extrêmes à la folie, mais le contexte joue... Un fasciste se moquera de la morale démocratique : Le fascisme se veut élitiste, au dessus de l'opinion publique. Néanmoins l'idéologie fasciste repose sur la loi du plus fort, et constatant la bonne santé (= force) de la démocratie hésitera d'autant plus à faire des attentats pour la déstabiliser car la renforçant plutôt alors. Par contre un illuminé mystique ne rend de compte qu'à ce qu'il imagine de la volonté de Dieu : D'où la nécessité d'affirmer une franche ligne de partage entre le politique et le spirituel. Alors notre extrémiste perpétuera peut-être son attentat pour nous punir de ne pas être suffisamment dévots, mais ne le fera pas pour infléchir la politique, car son acte renforcerait alors l'idée d'une nécessaire séparation politique/spiritualité.

"Dame Auclès" suspendue sur L'Europe     Défendre la stricte Laïcité, c'est ramener la religion à _p_e_crucifix_3des valeurs personnelles qui n'ont pas à influer coercitivement sur la politique. Ouvrir une brèche dans la Laïcité, c'est entrouvrir la porte à l'idée que l'intégrisme, de quelque bord que ce soit, ait vocation à peser sur la politique, donc à ces derniers de considérer que la pression lobbyiste peut prévaloir sur la démocratie, voir des modes de pressions plus déstabilisant sur ladite démocratie. Défendre la Laïcité ne signifie donc pas seulement contenir le religieux à la sphère personnelle, mais surtout à signifier clairement aux minorités extrémistes de certaines confessions qu'elles n'ont pas à peser sur la société sous prétexte de pureté morale supérieure. Que donc seule la persuasion argumentée auprès des majorités dans le débat démocratique est la seule voie pour peser sur la conduite des politiques.

On voit bien en pays musulmans, où la barrière entre religion et politique reste floue, en quoi ce flou permet aux extrémistes religieux de s'inviter dans le débat politique par des attentats au nom d'une pureté morale supposément supérieure à toute politique terrestre.

Les attentats de Norvège sont dans la droite ligne de cette idéologie, comme les attentats contre les clinqiues avorteuses aux States. Nous sommes à la croisée des chemins : Allons nous succomber aux lobbyistes religieux en leur laissant croire, par l'affirmation d'une culture prétendument chrétienne de l'Europe, que la politique se doit de respecter une morale religieuse supérieure, au risque de voir les extrémistes religieux se battre à coup d'attentats pour affirmer la suprématie de leur pureté morale sur le voisin, ou bien privilégier la Laïcité comme rempart à une démocratie basée sur la force des argumentations politiques auprès des électeurs en matière de morale civique ?

Pour moi, le choix est clair.

Car quand même, le rempart contre la barbarie fondamentaliste qui "menacerait" de s'imisser en occident ne sont pas les valeurs chrétiennes, qui aboutiraient nécessairement à des batailles d'intégrisme à l'instar de l'Islamisme, mais donc bien des valeurs Laïques clairement affirmés. Il est quand même curieux de constater qu'au nom d'un renforcement identitaire européen contre l'Islamisme, on prône une "islamisation chrétienne" de l'espace publique en Europe. L'Islamisme est une doctrine théologique, qui prône une société politique inféodée au religieux, et ces gens demandent à copier l'Islamisme en occident autour du religieux chrétien : C'est pour le moins paradoxal et un poil hazardeux quand on en constate les effets dévastateurs en Islam. Ce d'autant que "chrétien" comprend le protestantisme où chacun pourrait se faire sa propre idée de ce qu'est la volonté de Dieu en politique comme en Norvège. Mais bien entendu, il ne s'agit pas de privilégier le catholicisme dans ce débat pour raviver des rivalités religieuses dont l'Europe n'a que trop souffert... Laïcité, laïcité, je vous dis.

Après, on pourra peut-être évoluer vers une amoralité théologique toute pastafarienne, qui soyons en sûr prévaudra à terme de part le vaste monde (je prépare des attentats à la bombe à eau contre le siège de l'UMP -ou autre-, et à son prochain meeting).

Enfin ce que j'en dis, vous en faites ce que vous voulez.

Ramen

Jacques COUTELA, candidat FN aux cantonales à Saint Florentin, assure la promotion d’Anders Behring
Breivik, le présente sur son blog comme un résistant, une icône, un nouveau Charles Martel, luttant contre l’invasion musulmane.

Ainsi, on peut trouver sur internet un appel implicite à la reproduction de la tuerie. Tandis que le peuple Norvégien pleure ses victimes, Jacques COUTELA, au lendemain du drame, publie sur son blog d’extrême-droite « la valise ou le cercueil » un article où il affirme « la raison de l’action terroriste du nationaliste norvégien : combattre l’invasion musulmane... faisons de ce résistant une icône ».

Petite digression sur la Norvège : La Norvège est un pays théiste, mais très très anticlérical: Tant mieux ? Eh bien non. Au moins il n'y a pas de meurtres sur les médecins avorteurs en zone "Catholique" car l'autorité papale le condamne fortement. En zone protestante comme musulmane, le croyant interprête la volonté de Dieu comme il l'entend, et différemment de son voisin si ça lui chante : Et pourquoi pas prévenir les "péchés meurtriers par avortement" en éliminant leurs auteurs au nom de Dieu ?!! La porte ouverte à tous les extrémismes...

La Norvège n'est pas dans la communauté européenne (Ach ! Identité Natzionâle), Mais est nécessairement influencée par le discours pro-identitaire chrétien véhiculé par les lobbyistes chrétiens européens.

 Une vidéo de la contre commission gouvernementale sur l'identité nationale (un peu poussif au début mais savoureux par la suite)


Le retour de l'ethnie française - Hervé le Bras par MRAP-Officiel

 * Le Pastafarisme n'échappe pas à la règle, malgré les "8 condiments" : Récemment une église aux States a été taguée au Nom du FSM. Bobby a aussitôt réagi en affirmant que cela n'était pas pastafarien en soi, en condamnant fermement cette action, proposant même une équipe de nettoyage pour le temple ainsi profané.Nous sommes condescendants vis à vis des croyances impies, certes, mais par la simple affirmation de notre foi, qui relativise ces croyances en les replaçant en perspective. Mais nous n'avons pas vocation à s'en prendre directement à elles, ni tant dans la critique des autres dogmes (notre foi se suffit à elle même), ni surtout physiquement évidemment, conformément aux 8 "Préférerais : évitez de...".


 Et Merad alors ? Ici aussi on ne fera pas plus d'amalgame. Plus qu'une question religieuse c'est une question de politique d'intégration.

Quand des enfants d'une république laïque, qui prône l'égalité, voient qu'elle n'offre que sous emplois et mépris afférant à ses parents, et que ses pespectives d'insertion ne valent pas mieux, les diplômés du quartier ne trouvant pas de travail, ils sombrent dans une marginalité vaguement délinquante.

Mais ils sont en quête de dignité in fine, et ils la trouvent dans les racines culturelles du pays d'où sont originaires leurs parents (là où ils étaient considérés dignement à l'époque). Mais ce qui fait culture en l'occurence c'est la religion, qui suit en outre le même chemin de désillusion que l'occident procure à ces populations. Tant en France qu'à l'étranger, l'occident était un idéal de développement qui a trahi ses promesses... Tout pour l'homo-occidentalis au détriment de tout ce qui pouvait être exploité et asservi. Oh... rien de raciste là dedans (un peu par effet pervers), juste que dans le système capitaliste l'argent va à l'argent, et que l'enfant d'un prolo a fort peu de chance de prendre les rennes d'une multinationnale qui pèse en terme de choix stratégique de société. Le banlieusard "ethnique" n'est à peine plus mal loti que le banlieusard "souchard" (français de souche), sauf que ce dernier peut faire illusion en s'habillant bien, et en faisant un petit effort de langage, à la limite un "rital", "portos", "polak" de la seconde génération de même, mais pour un "bronzé" c'est marqué sur sa gueule d'entrée que c'est la banlieue qui débarque, et même avec un diplôme, c'est rapé d'avance. Il appert simplement que l'argent était majoritairement dans les poches d'une certaine classe d'occidentaux au départ, et donc logique qu'il y revienne in fine.

Alors, il reste la petite délinquance qui se vit comme un système "D", et les grands idéaux religieux comme un ressourcement de dignité... et quand les deux se rencontrent sur fond de dépit, ça fait mélange détonnant.

Mais on n'a rien pu voir venir, tant tout ceci est totalement imperméable à toute analyse libéralement calibrée sur la marche "normale" du système financier.

Ceci dit, restent néanmoins des mauvais qui jettent de l'huile sur le feu par un radicalisme non démocrate.




 Pascal Brückner : "Le fanatisme de l'apocalypse"

Politique ou philosophie ?

Son livre s'inscrit dans le champ politique car l'écologie est une des pierres angulaires de l'action politique actuelle.

En très gros : L'écolgie aurait remplacée le judéo-christianisme dans la manipulation de la culpabilité collective sur fond d'appocalypse programmée par nos péchés... Au moins ce livre a le mérite de mettre en avant un courant de pensée important actuellement.

On lui reprochera d'emblée d'avoir éludé la question piratesque, mais il n'est pas le seul obscurantiste actuel sur la question.

Mais sur le reste il a tord sur presque toute la ligne.

1/ Catastrophisme et péché

Le rapport entre tremblement de terre et colère divine n'avait jamais été établi scientifiquement jusqu'au pastafarisme. Alors que les écologistes s'appuient sur des données scientifiques que le Monstre manipule pour nous remettre sur le droit cheminement piratesque. les écolos ne détournent pas tant notre culpabilité psychique constitutionnelle à des fins politiques, qu'ils ne mettent en avant des rapports de causes à effets : Volonté de négocier avec la nature oui, culpabilité non : nuance.

Brückner fait comme si tous les cataclysmes étaient dus auparavant aux péchés colérant les dieux, et que ne plus croire en eux nous protégeait désormais de toutes catastrophes (forcément d'origine divine). Sauf qu'il a déifié entre temps l'Humain et la Science, et ces Dieux là sont bien plus capables de générer des catastrophes que nos anciens dieux.

Mr Bruckner, je ne saurais trop vous recommender le costume de pirate.

2/ La foi en la science et au génie humain

C'est sa croyance absolue... en l'inventivité humaine et sa science. Soit, mais un peu d'agnosticisme ne fait pas de mal. Au demeurant je suis assez d'accord avec lui, la science peut beaucoup... à condition qu'on la mobilise massivement à celà, et qu'on suive ses préconisations. Parce que dire que la science trouvera la solution sans rien lui demander, ni lui donner les moyens, c'est lui prêter des pouvoirs surnaturels qu'elle n'a pas. Et la moindre des choses serait de tenir compte de ce qu'elle en dit. Or me semble que les écolos sont plus à l'écoute de la science que Mr Brückner. C'est un croyant incroyable, son DIEU (science et raison) lui dit qu'il se met en danger, mais il lui répond qu'IL lui fera bien un petit miracle entre temps*, et qu'il est hors de question qu'il abonde dans le coup du péché : un vrai enfant gâté.

 3/ Confort psychique et réalités

Qu'on se sente coupable ou non de la désertification du sahel et des centaines de milliers de réfugiés crevants de faim, c'est une chose. Je trouve qu'à  la limite, la culpabilité est un luxe de nantis : On peut agir, ou non, avec ou sans sentiment de culpabilité. Le problème n'est pas là, il est concret et se fiche de la culpabilité humaine.

Bon, il est vrai que certains écolos jouent de ce sentiment pour nous bouger... et pourquoi pas après tout ? Le problème vaut bien quelques éccarts moralistes.

En tant que philosophe, il se penche plus sur nos états d'âmes que sur les réalités qui obèrent le devenir de la planête. C'est le même état d'esprit des pêcheurs qui disent de les laisser faire leur travail pour leur confort actuel en se fichant pas mal des conséquences à long terme, des dirigeants qui empruntent toujours plus pour boucler leurs bugets à courts termes en condamnant l'avenir. Il ne manquerait plus que quelques illuminés essayent de nous culpabiliser dans notre quête du bonheur immédiat. C'est le pur produit d'une société de consommation colonialiste : Peu importe le prix payé par ailleurs pour notre confort personnel immédiat, du moment que nous en jouissions sans culpabilité.

Parce que la désertification du sahel, la fonte de la banquise, El Nino, la multiplication des dérangements climatiques, la perte de diversité des espèces ne sont pas des vues de l'esprit.

4/ Ecologie religieuse ou pragmatique ?

Il a raison de fustiger notre culpabilité ridiculement inutile (l'écologie n'a pas à devenir une religion...religieuse) mais pas nos capacités à y faire front en l'occurrence. J'habite Marseille l'eau y vient de la Durance détournée, l'eau que je ne consomme pas va directement à la mer : autant l'utiliser (sans trop la polluer).  La question se pose pour les zones où le niveau des nappes phréatiques n'est pas suffisant en période de sécheresses (tiens on ne se posait même pas la question avant). Ainsi plusieurs grosses villes des States pompent l'eau du Colorado pour de pseudo besoins (les fontaines et golfs de Las Végas en plein désert par exemple) : Résultat plus d'eau à son embouchure pour les poissons et la pêche au Mexique. On ne parle pas de culpabilité, mais de préservation et juste répartition de ressources. C'est concrêt pas psychique. Mais autant à s'adonner à quelques rituels inutiles, il y en a toujours quelques-uns à être utiles dans le tas, Sinon on abonde dans le "on se fatigue parfois pour rien, autant ne pas se fatiguer du tout"

5/ Le Mur !

Un traider m'expliquait la philosophie de ses homologogues américains : Lorsqu'il y a un obstacle au loin, ils continuent à foncer comme si de rien était, en misant sur l'idée que d'ici là une solution sera trouvée à l'obstacle. En matière de gouvernance politique et industrielle, c'est le même état d'esprit : on trouvera bien une solution entre temps. Mais non seulement la solution ne se fait souvent pas jour, mais des obstacles imprévus surviennent en plus. Voir la crise financière où les "bulles" éclatent régulièrement, mais ou finalement on recommence comme avant, parce que globalement le système génère plus de profits ainsi. C'est à voir ? Mais bon, c'est idéologique et on ne vas pas remettre en cause une idéologie globale pour quelques incidents de parcours.

Brückner s'attache ainsi à rassurer sur le système les traiders que nous sommes, en spéculant sur des potentionnalités insoupçonnées.

Le mur est là à 1 km et on fonce, pas de problème, la science et le génie humain trouveront comment le dissoudre avant qu'on y arrive*. C'est vrai que les politiques ne sont plus aussi naïfs, et lèvent un peu le pied de l'accélérateur là où les écolos demandent qu'on soit debout sur la pédale de frein.

5bis / On est déja dans le mur et depuis très très longtemps *

Il a raison de dire que nous ne menaçons pas la planète et la vie sur terre, voir même que le cas échéant que ce serait l'humain qui aurait le plus de chance de s'en sortir (ah tiens donc : le cas échéant. Quel manque de foi !). Mais à quel prix monsieur ? il faut le dire. Et je ne parle pas de confort psychique, mais de soufrances mortelles littéralement.

 Nous sommes dans une fuite en avant depuis la glaciation du Wurms (et même 3 millons d'années), des espèces étaient mises à mal par le climat et peinaient à survivre. L'humain, dans cette dynamique, n'a survécu que grace à son habilleté en traquant systhématiquement les animaux en difficulté jusqu'aux derniers signant leur disparition. Le retour tempéré nous a provisoirement épargné la catrastrophe, mais n'a pas arrangé le problème, et l'humain s'en est sorti en inventant l'élevage et l'agriculture, ce qui n'a pas empêché l'extermination des bisons, des espèces marines, et autres espèces indirectement par rétrécissement de leur habitat par les activités humaines. Nous continuons à saccager ce que la nature à engrangé depuis des millions d'années, mais il y a un mur au bout, la nature n'est pas inépuisable.

Mais il y a bien un shisme dans l'écologie : l'une voudrait qu'on limite la polulation humaine à un taux qui permettent à la nature de se régénérer d'elle même. Mais c'est trop tard, la nature est tellement moribonde qu'elle ne s'en remettra pas seule, paradoxalement elle a désormais besoin que l'humain la gère dans sa propre restauration : L'écologie n'est plus tant un "laisser faire la nature", qu'une "meilleure gestion humaine" des potentialités de régénéréscence de cette dernière. Mr Buckner a sans doute raison de fustiger la 1ère, mais pas d'y mettre dans le même sac la seconde.

* Aussi, Mr Bruckner, quand vous prétendez que l'humain trouvera bien un moyen d'évitez la catastrophe avant qu'elle ne survienne, vous jouez cyniquement au con ou vous l'êtes vraiment ?

Parce que pour des centaines de millers voir millions d'individus, le cataclysme a déja commencé, avec la désertification du sahel, les méga inondations du Nicaragua, Vénézuela, Bangla desh, Népal, etc., el nino et autres dérèglements annexes.

Je vous suggère, Mr Bruckner d'aller dédicacer votre livre (éloge à l'inventivité humaine qui arrêtera tout à temps) aux victimes qui enterrent leurs morts actuellement en attendant leur tour.

Je vous suggère cette dédicace : "Ne vous inquiétez pas, tout rentrera dans l'ordre dans trois ans, promis craché", elles mourront rassurées au moins.




V perdu ? la carte aux trésors :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . Râmen.

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